|  xata Portu-blabla-gaise
Envois : 3218 Inscrit le : 3/11/2007 De : Monte Gordo, Al Gharb Al Andalus, Portugal | | | | | | | (12/4/2008 11:28) Calcul de rusticité dans la durée | |
Ola, Une question se pose quand à la rusticité des espèces: le temps d'exposition aux températures en dessous du seuil de rusticité. En réalité on ne nous dit jamais le temps que la plante peut tolérer en dessous de ce seuil; par exemple chez moi où il y a toujours une amplitude importante entre les températures nocturnes et diurnes, certaines connaissent la nuit des T° inférieures à leur seuil de rusticité mais pour peu d'heures et repassent parfois très au-dessus dans la journée. C'est le cas des palmiers dans le désert. Chez moi où les prévisions et constatations météo sont plus que folkloriques (annonce de vents à 25/45 noeuds alors que tout plie et pète, pluie annoncée que personne ne voit, froid alors que les gens sont en train de bronzer ou chaud alors que tu te pèles à cause du vent du nord,etc) je ne sais parfois pas quoi faire car je suis toujours en hiver à la limite pour les caudex. Le seuil de ceux-ci se trouvant à 15°, je sais que si je les laisse complètement au sec ils peuvent supporter moins mais voilà: combien d'heures d'affilée? Es-ce que les quelques heures journalières où ils repassent la barre dans l'autre sens suffisent à les préserver? Je pense que d'autres que moi se posent la question, le débat est donc ouvert. Beijinhos isabel | | | | | | | | | | |
 CES GardenBreizhien impliqué
Envois : 429 Inscrit le : 8/4/2008 De : Cagnes sur mer Alpes Maritimes | | | | | | | (12/4/2008 14:24) Re: Calcul de rusticité dans la durée | |
Ola Xata, Très belle région l'Algarve. Je pense que la rusticité des espèces est donné à titre indicatif. Il faut compter avec le contexte, -1 à Lisbonne peut faire beaucoup plus de mal qu'un -1 à Brest, dans certaines circonstances, par exemple après une période de chaux. Le vent a également un effet, l'exposition, aussi il est important que chacun puisse apporter son témoignage sur la rusticité d'une espèces en précisant le plus de paramètres possibles : La température bien sûr, la force du vent, décrire le lieu, l'exposition, la santé du sujet, son âge etc.. Il y a aussi une question de l'origine des espèces, par exemple des graines issues de plante acclimatées depuis longtemps dans un lieu plus frais que sa région d'origine peuvent améliorer sa rusticité, il a aussi les croisements entre variétés qui améliore la rusticité. Les témoignages des expériences de chacun sont de la plus grande importance pour pouvoir avancer sur le sujet, une banque de donnée en quelque sorte….. | | | | | | | | | | |
 xata Portu-blabla-gaise
Envois : 3218 Inscrit le : 3/11/2007 De : Monte Gordo, Al Gharb Al Andalus, Portugal | | | | | | | (12/4/2008 21:07) Re: Calcul de rusticité dans la durée | |
Personne d'autre n'a une idée sur le sujet? | | | | | | | | | | |
 cortejuan Gourou
Envois : 1856 Inscrit le : 31/3/2007 De : Haute-Saône (Franche-Comté) zone 7/8 | | | | | | | (12/4/2008 21:30) Re: Calcul de rusticité dans la durée | |
bonsoir Isabel et tous les GBziens,
sur le fil "rusticité des palmiers" et d'autres plus anciens il y a plusieurs discussions sur la notion de résistance au froid. Cette année, par exemple, les -9 nocturnes pendant 15 jours ont brulé mes musa basjoos jusqu'au sol, c'est la première fois en 18 ans alors qu'il a fait bien plus froid mais sur des périodes courtes, une certaine année, il a fait un nuit de novembre -10 degrés et mes basjoos n'étaient pas protégés, certains stipes ont littéralement éclatés d'autres non quasiment rien eu. J'ai deux "gros" trachys le cœur de l'un pourrit un peu chaque année (c'est encore le cas cette année), l'autre ne bronche pas il pousse comme si de rien n'était...
Donc les causes affectant la résistance au froid sont nombreuses, des périodes longues de froid agissent comme sur nous, un peu ça passe, les protections internes agissent, les périodes longues finissent par tuer la plante qui s'affaiblit constamment au fil des jours froids.
Je connais, suivez mon regard, certaine personne très frileuse et d'autres qui trouvent qu'un -5 en hiver est une température fraîche sans plus...
Amicalement | | | | | | | | | | |
 gilrou Nouvel Arrivant
Envois : 24 Inscrit le : 22/12/2007 De : Sud essonne | | | | | | | (12/4/2008 23:12) Re: Calcul de rusticité dans la durée | |
Bonsoir Xata ,et à tous les fous de plantes... La resistance au froid est un très vaste sujet qui couvre plusieurs domaines. Les T° limites varient d'une espèce à l'autre et sont parfois relatives mais aussi parfois absolues...Le temps d'exposition est notoirement important mais je pense aussi que la remontée des T° après un coup de froid (relatif) a son importance. Prenons l'exemple de la ville de Mexico qui par son altitude et sa latitude voit ses amplitudes thermiques être très importantes en hiver: proche du gel chaque nuit puis remontée quotidienne à plus de 20°c le jour. Si on observe sur place les ficus elastica geants qui bordent les avenues, on peut en conclure que les T° diurnes réparent en quelque sorte le froid de la nuit précédente qui approche les limites sans passer dessous toutefois. Bien maintenant exposons notre ficus la nuit à 2°c par exemple et ne faisons pas remonter la T° le jour...Il va de soi que la plante va souffrir puis certainement mourir ou à tout le moins se bloquer complètement. Autre exemple cette fois prenons un phalaenopsis ds une serre avec des T° nocturnes un peu inferieures à 10°C et une remontée quotidienne diurne au-dessus de 20°C....A part des taches sur les fleurs, la plante elle-même va survivre sans présenter de symptomes sauf si un arrosage malencontreux vient faire pourrir le coeur par exemple. Dans ma serre, j'ai remarqué que de nombreuses plantes supportent des T° bien plus basses que celles conseillées si le jour celles-ci remontent de façon importante. Pour ma part je pense que certaines plantes "accumulent" en quelque sorte les T° froides limites et finissent ou non par en souffrir en fonction de leur espèce. Les palmiers par exemple se remettent très bien de T° froides hivernales ds les régions ou le printemps est trés précoce et durablement doux voire chaud. A Sydney ou dans la région du Cap (afrique du sud) l'on peut voir des plantes dites tropicales supporter des T° hivernales franchement fraiches et survivre car le printemps y est très précoce et chaud (hibiscus rosa-sinensis,bromelias diverses,philodendrons et monstera, palmiers etc... Les phoenix poussant en méditerrannée se remettent de T° extrèmement froides(rares) car le printemps et l'été suivants sont suffisament longs et chauds pour leur permettre de se remettre d'une défoliation totale qui semble dramatique sur le coup. Dans le sud-ouest on observe le même phénomène sur les cordylines qui se remettent plus facilement d'un coup de froid qui leur serait fatal en banlieue parisienne. A l'inverse , à Brest ou à Londres les T°hivernales sont suffisament douces pour que certaines tropicales y poussent sans que pour autant le printemps soit chaud. En région parisienne, les passiflores bleues passent souvent bien l'hiver puis meurent au début du printemps si celui-ci est très frais et pluvieux...en mars elles 'n'en peuvent plus" d'attendre le printemps et peuvent à l'occasion mourrir d'une simple gelée blanche. Mon agave americana plantée ds un lieu très sec de mon fardin ds l'essonne apprécie énormément d'être exposée au soleil du matin après une nuit de gel (jusque moins 12°C).Elle se réchauffe au sens propre sans que celà lui cause de problèmes physiologiques. A l'inverse mon laurier rose (blanc) supporte sans aucun dégat jusque moins 12°C (pourtant il est en bac!!!) si et seulement si il reste a l'ombre et ne subit pas de brusque  dégel.Placé au soleil en hiv  er  , le feuillage grille si la gelée a été importante la nuit précédente. Quel bavard je suis!!!!Je voudrais juste pour conclure dire que rien ne remplace l'expérience et surtout l'observation....Faites des essais en faisant varier humidité ou sécheresse, ombre ou soleil, etc...bref toutes les conditions et vous serez surpris comme je le suis parfois par les échecs ou les spectaculaires réussites. Bonne culture à tous | | | | | | | | | | |
 xata Portu-blabla-gaise
Envois : 3218 Inscrit le : 3/11/2007 De : Monte Gordo, Al Gharb Al Andalus, Portugal | | | | | | | (12/4/2008 23:44) Re: Calcul de rusticité dans la durée | |
Ola Gilrou et obrigada (merci) pour ton long et intéressant post. Je pense qu'effectivement ce serait intéressant que tout le monde relate un peu ses observations dans ce sens, cela donnerait de sérieuses indications complémentaires pour diverses espèces. Boa noite (bonne nuit) en attendant, isabel ps-très belle floraison de rebutia! | | | | | | | | | | |
 Michel GardenBreizhien bavard-expert
Envois : 996 Inscrit le : 2/8/2004 De : Bearn,France,zone 9a | | | | | | | (13/4/2008 0:27) Re: Calcul de rusticité dans la durée | |
xata a écrit :Ola, Une question se pose quand à la rusticité des espèces: le temps d'exposition aux températures en dessous du seuil de rusticité. En réalité on ne nous dit jamais le temps que la plante peut tolérer en dessous de ce seuil; par exemple chez moi où il y a toujours une amplitude importante entre les températures nocturnes et diurnes, certaines connaissent la nuit des T° inférieures à leur seuil de rusticité mais pour peu d'heures et repassent parfois très au-dessus dans la journée. C'est le cas des palmiers dans le désert.
<!-- google_ad_section_end -->Ma contribution, copié-collé de ce que j'ai écris sur un autre forum: Personnellement, au risque de dire une bêtise, je pense que ce n'est pas une question d'heures mais de jours ou de semaines suivant les exigences des plantes. Donc quelques heures par jour ou plutôt par nuit en dessous du seuil de "confort" des plantes ne devrait pas les affecter. Je soupçonne aussi ceux qui donnent des conseils de se couvrir largement en fixant des seuils de températures arbitraires pour ne pas se compliquer la vie à faire du cas par cas. Il y a un autre facteur qui peut manquer aux tropicales, c'est la durée d'éclairement entre l'automne et le printemps, et là c'est un déficit permanent sensible pendant au moins 3 à 4 mois par an. Elles semblent généralement s'en accommoder. Pour parler des palmiers, le cocotier est exigeant en chaleur et a besoin pour prospérer de températures minimales moyennes supérieures à 16°. Cependant il peut vivre dans des zones de Floride où la température s'abaisse sporadiquement jusqu'à un record de-2° pendant quelques heures. J'ajoute qu'il faut distinguer les situations de températures en dessous du seuil de viabilité à plus ou moins long terme des plantes, ce dont parle Isabel, des situations de gel qui sont un cas particulier parce qu'elles peuvent être instantanées et irréversibles par leur effet mécanique destructeur alors que dans l'autre cas ce sont des effets progressifs sur le métabolisme des plantes. Michel | | | | | | | | | | |
 Palustris Apprenti GardenBreizhien
Envois : 71 Inscrit le : 16/8/2007 De : Québec Canada | | | | | | | (13/4/2008 3:43) Re: Calcul de rusticité dans la durée | |
La rusticité voila un sujet qui me passionne. J'ajouterais que les plantes d'une même espèce ont une rusticité différente tout dépendant de leur provernance. Il y a aussi des variation individuelles. Les plantes se préparent a subir des périodes de froid intense (dormance) et lorsqu'elle n'y sont pas préparé même les plantes réputé comme très rustiques peuvent mourir d'un coup de froid inatendu. Certaines plantes ont cbesoin d'un climat plus contrasté( hiver froid ,été chaud ) alors que d'autres vont préférer un climat doux (hivers frais, été tiède). Beaucoup d'arbres et d'arbustes Nord Américain par exemple peuvent supporter des froid intense mais auront de la difficulté a s'acclimater en Europe a cause du climat plus doux qui fera qu'ils sortiront de leur dormance et qu'ensuite un gel tardif leur sera domageable. J'ai des cactus rustiques qui peuvent subir un froid sec de -30c mais qui mourrons si il sont exposé trop longtemps au froid humide.
Concernant le fait que les températures nocturnes sont parfois basses mais pour quelques heure seulement je dirais que la température de la plante elle même (et non celle de l'air ) sera moin basse si le froid est de courte durée. Le sujet est très vaste beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte.
[ Edité par Palustris le 12/4/2008 21:49 ] | | | | | | | | | | |
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