|  Dheeva Gourou
Envois : 1136 Inscrit le : 4/12/2006 De : Challans, Vendée | | | | | | | (5/7/2008 0:44) Re: Desnos bis | |
Erreur, je rectifie : Dame souris trotte Noire dans le gris du soir Dame souris trotte Grise dans lenoir. Un nuage passe Il fait noir comme en un four Un nuage passe Tiens, le petit jour ! Dame souris trotte Rose dans les rayons bleus Dame souris trotte Debout paresseux ! Comptine pour enfants sages, ma mère l'a dénichée dans de vieux papiers que nous lui offrions. Enfance, quand tu nous tiens. Dheeva  Si la vie n'est qu'un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs. Montaigne | | | | | | | | | | |
 syl22 GardenBreizhien impliqué
Envois : 346 Inscrit le : 12/8/2007 De : glomel 22 z8b | | | | | | | (5/7/2008 1:14) ode au forum | |
Je n’ai jamais foulé tes falaises hautaines, Je n’ai pas vu tes pins verser leurs larmes d’or, Je n’ai pas vu tes nefs balancer leurs antennes ; Pourtant je te chéris, vieux pays de l’Armor. Je t’aime d’un amour fort comme tes grands chênes, Vers lesquels bien souvent mon cœur prend son essor. Car sur nos bords, vois-tu, nous conservons encor Le sang pur qui toujours gonfle si bien tes veines.Oui, je t’adore avec tous tes vieux souvenirs, Tes bruyères, tes joncs, ton granit, tes menhirs, Ton rivage farouche et peuplé de légendes.Et lorsque Floréal revient tout embaumer, Dans la brise de l’est je crois, le soir, humer Comme un vague parfum qui viendrait de tes landes. de william Chapman (canadien)
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 xata Portu-blabla-gaise
Envois : 3536 Inscrit le : 3/11/2007 De : Monte Gordo, Al Gharb Al Andalus, Portugal | | | | | | | (6/7/2008 13:26) Re: ode au forum | |
Ola, Un poème récupéré sur le net avant de partir, j'essayerai de vous mettre à nouveau des beaux poèmes de mon pays en revenant vendredi ou samedi prochain... La yienne le chacal et le rat Aux rampants de la terre Qui lèchent les vernis, Ces courbettes de travers Qui se prétendent amies, Aux venins des vipères Qui salissent pour salir, Je ne m’excuserai pas D’oser vouloir être Plus grand que ça
Aux faiseurs de discours Qui ne sont que du vent, Je préfère les vautours Qui n’touchent pas les vivants A ceux qui tournent autour Dents blanches par devant, Eux-mêmes ne pardonnent pas Qu’on veuille être seulement Plus grand que ça
Allez-y jusqu’au bout Allez-y ça fait rien, Plutôt que tendre la joue J’préfère tendre la main, Ca s’retourne je sais bien Un jour ou l’autre contre vous J’aurais au moins pour moi D’avoir essayé parfois D’être Plus grand que ça
Je suis dans cette cour A me faire tout petit, Et même pas sûr qu’un jour On en sorte grandi, Qu’on me parle pas d’amour Mais plutôt de mépris Et ne m’en voulez pas D’essayer quelquefois D’être Plus grand que ça
Bonne nuit et à trés bientôt
Captain Samourai Flower Cela correspond assez à mon état d'esprit du moment. N'oubliez pas de bien faire vivre ce topic en mon absence, cela me désolerait de ne rien y trouver de plus... Amitiés à tous, Beijinhos da Isabel | | | | | | | | | | |
 KigeliaAfricana GardenBreizhien bavard-expert
Envois : 514 Inscrit le : 24/12/2006 De : Fort-de-France | | | | | | | (7/7/2008 19:36) Re: ode au forum | |
... Meurs, meurs, brêve lueur ! La vie n'est rien qu'une ombre errante, un pauvre comédien qui se pavane et gesticule une heure sur scène et se tait à jamais C'est un conte dit par un idiot, plein de bruit et de fureur et qui ne signifie rien
Shakespeare - Mac Beth
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 KigeliaAfricana GardenBreizhien bavard-expert
Envois : 514 Inscrit le : 24/12/2006 De : Fort-de-France | | | | | | | (8/7/2008 19:33) Re: ode au forum | |
Il m'a depuis longtemps paru que la joie était plus rare, plus difficile et plus belle que la tristesse. Et quand j'eus fait cette decouverte, la plus importante sans doute qui se puisse faire durant cette vie, la joie devint pour moi non seulemement ( ce qu'elle était ) un besoin naturel - mais bien encore une obligation morale. Il me parut que le meilleur et plus sur moyen de repandre autour de soi le bonheur était d'en donner soi-même l'image. JE ME RESOLUS D'ETRE HEUREUX.
( André Gide - Les nourritures terrestres )
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 Dheeva Gourou
Envois : 1136 Inscrit le : 4/12/2006 De : Challans, Vendée | | | | | | | (10/7/2008 23:15) Re: ode au forum | |
Rien depuis deux jours ? Et Isabel qui compte sur nous pour faire vivre ce fil ? Debout, réveillez-vous, imaginez, ressortez, explorez, quelqu'un a bien dans le coin de sa tête un joli petit poème style "une fourmi de dix-huit mètres avec un chapeau sur la tête, ça n'existe pas .... (Desnos of course). A votre tour. Dheeva  Si la vie n'est qu'un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs. Montaigne | | | | | | | | | | |
 wmary57 Gourou
Envois : 1099 Inscrit le : 16/11/2007 De : Moselle, zone7 | | | | | | | (10/7/2008 23:20) Re: ode au forum | |
suis pas concentrée ce soir, mais que de beaux poemes | | | | | | | | | | |
 syl22 GardenBreizhien impliqué
Envois : 346 Inscrit le : 12/8/2007 De : glomel 22 z8b | | | | | | | (10/7/2008 23:31) Re: ode au forum | |
52. La Pervenche - (Alphonse de Lamartine) Pâle fleur, timide pervenche Je sais la place où tu fleuris, Au pied des monts, ton front se penche Pour mieux charmer nos yeux épris ! C'est dans un sentier qui se cache Sous ses deux bords de noisetiers Où pleut, sur l'ombre qu'elle tache La neige des blancs églantiers Une source tout près palpite Où s'abreuve le merle noir ; Il y chante et moi je médite Souvent de l'aube jusqu'au soir. O fleur ! que tu en dis des choses A mon amour, quand je reviens, Quand tu me parles à lèvres closes, Et que mon coeur écoute le tien...
voilà pour Isabel du Lamartine | | | | | | | | | | |
 Dheeva Gourou
Envois : 1136 Inscrit le : 4/12/2006 De : Challans, Vendée | | | | | | | (10/7/2008 23:41) Re: ode au forum | |
Hugo, peut-être ? Extase J'étais seul près des flots, par une nuit d'étoiles. Pas un nuage aux cieux, sur les mers pas de voiles. Mes yeux plongeaient plus loin que le monde réel. Et les bois, et les monts, et toute la nature, Semblaient interroger dans un confus murmure Les flots des mers, les feux du ciel. Et les étoiles d'or, légions infinies, A voix haute, à voix basse, avec mille harmonies, Disaient, en inclinant leurs couronnes de feu ; Et les flots bleus, que rien ne gouverne et n'arrête, Disaient, en recourbant l'écume de leur crête : - C'est le Seigneur, le Seigneur Dieu Dheeva  Si la vie n'est qu'un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs. Montaigne | | | | | | | | | | |
 Dheeva Gourou
Envois : 1136 Inscrit le : 4/12/2006 De : Challans, Vendée | | | | | | | (10/7/2008 23:45) Re: ode au forum | |
Hugo, toujours, Océano nox, juste un peu : Oh ! combien de marins, combien de capitaines Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, Dans ce morne horizon se sont évanouis ? Combien ont disparu, dure et triste fortune ? Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune, Sous l'aveugle océan à jamais enfoui ? Combien de patrons morts avec leurs équipages ? L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots ! Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée, Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ; L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots ! Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues ! Vous roulez à travers les sombres étendues, Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus Oh ! que de vieux parents qui n'avaient plus qu'un rêve, Sont morts en attendant tous les jours sur la grève Ceux qui ne sont pas revenus ! ... pour le souvenir scolaire des plus anciens, et le bonheur de retrouver la rime. Dheeva  Si la vie n'est qu'un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs. Montaigne | | | | | | | | | | |
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