Ola,
Je suis tombée sur un livre d'Alfred de Musset, on s'occupe comme on peut, que d'amour, que d'amour...j'ai trouvé rigolos les dialogues entre le poète et sa muse, voici quelques extraits:
La muse
Qu'aviez vous donc ô mon poète?
Et quelle est la peine secrète
Qui de moi vous a séparé?
Hélas! Je m'en ressens encore.
Quel est donc ce grand mal que j'ignore
Et dont j'ai si longtemps pleuré?
Le poète
C'était un mal vulgaire et bien connu des hommes;
Mais, lorsque nous avons quelque ennui dans le coeur,
Nous nous imaginons, pauvres que nous sommes,
Que personne avant nous n'a ressenti la douleur.
La muse
Il n'est de vulgaire chagrin
Que celui d'une âme vulgaire.
Ami, que ce triste mystère
S'échappe aujourd'hui de ton sein.
Crois moi, parle avec confiance;
Le sévère dieu du silence
Est un des frères de la Mort;
En se plaignant on se console,
Et quelquefois une parole
Nous a délivrés d'un remord.
Le poète
S'il fallait parler de ma souffrance,
Je ne sais trop qel nom elle devrait porter,
Si c'est amour, folie, orgueil, expérience,
Ni si personne au monde en pourrait profiter.
Je veux bien toutefois t'en raconter l'histoire,
Puisque nous voilà seuls, assis près du foyer.
Prends cette lyre, approche, et laisse ma mémoire
Au son de tes accords doucement s'éveiller.
La muse
Avant de me dire ta peine,
O poète! Es-tu guéri?
Songe s'il t'en faut aujourd'hui
Parler sans amour et sans haine.
S'il te souvient que j'ai reçu
Le doux nom de consolatrice,
Ne fais pas de moi la complice
Des passions qui t'ont perdu.
etc...etc...
A défaut de mieux!
IS

BEL
Il faut bien faire revivre ce topic!!!