Voici une photo que j'ai prise en face de la gare sncf à Nancy du mur végétal le plus moche du monde. Je ne sais pas qui l'a fait mais franchement, des fois il vaut mieux ne rien faire.

Je sais, c'est l'hiver, mais quand même. L'environnement, le décor, le choix des plantes, le système du carottage pour micro-godets, la gamelle dans sa cage, l'encadrement alu, ça tient pas la route... C'est un mur végétal bradé à trois francs six sous, sans vouloir offenser ceux qui l'ont commandé et ceux qui l'ont réalisé... avec des deniers publics.
Et merci sergepelsy pour ce commentaire bienvenu.
Pour répondre à Marie 03 sur les tableaux végétaux, je dirai qu'il faut se méfier et surveiller très étroitement l'arrosage. Je fais une grossière comparaison sur le fait qu'entretenir un gros aquarium est beaucoup plus facile qu'un petit bocal. C'est la même chose pour les murs végétaux : petit réservoir qui se vide très vite, flotteurs qui coincent, fonctionne souvent par capillarité et quasiment toujours en hydroponie ce qui n'est pas très bon pour la plupart des plantes, qui ont généralement besoin de "sécher" un peu avant de boire. De manière générale et pour toutes les plantes, il faut du substrat, je ne le répèterait jamais assez.
Ajoutez à ça le dosage des engrais qui seront répartis uniformément sur toutes les plantes, ce qui veut dire qu'elles devront toutes avoir les mêmes besoin en eau et en nutriments, ce qui limite un peu les choix thématiques.
Et puis le dernier problème est de choisir des plantes à pousse lente et contrainte dans la forme. La plupart des vendeurs de tableaux végétaux les présentent végétalisés de solerolias et selaginella, qui sont très difficiles à tenir en appartement, avec des nephrolepis ou des aspleniums en micro godet qui à taille adulte doivent faire 80-100cm de long et de large (2x la taille du tableau!) ou encore des ficus repens qui ne supportent pas d'être baignés dans un feutre humide permanent ; et j'en passe et des meilleures (dracaena, lucky bambou, platycerium...). Voilà pourquoi le choix des plantes est primordial : pteris et autres petites fougères, fittonias, syngoniums et autres petites aracées sont un compromis disponible et bon marché.
Dans le thème épiphytes, qui sied tout à fait à ce concept de tableau, les broméliades et orchidées sont incontournables : tillandsias, neoregelias, vriesea, vandas, oncidiums et cymbidiums, brassias, cattleyas, dendrobiums
et tant d'autres merveilles arboricoles.
Là où le tableau prend beaucoup de valeur, c'est avec les succulentes qui se prêtent tout à fait à la géométrie et aux contraintes du système. Les petites aloes, les crassulacées et quelques cactus contrastent très bien avec les cadres. Avec un petit ceropegia woodii pendant pour couronner le tout.
Finalement le tableau végétal, c'est un truc qui peut être ardu pour un novice, mais bien conçu et entretenu, c'est une véritable oeuvre d'art à consommer sans modération, au même titre que ses grands frères, le mur végétal et le paludarium.