Il y a également les moyens de lutte naturelle (sans compter sur le
Bacillus thurigensis) en favorisant :
-
l'installation des guêpes solitaires : placer des blocs de bois de hêtre ou frêne percés (mais pas de part en part) de trous d'un diamètre de 1 à 12 mm; ces insectes nourrissent leurs larves de chenilles, entre autres;
-
l'installation d'oiseaux en leur fournissant nichoirs et plantes à baies (rosiers à cynorhodons, Pyracantha, Cornus, ...); bien installés, ces oiseaux vont se régaler des fruits qui leur sont réservés et des insectes qui nous dérangent.
Lorsque j'ai aménagé dans la maison actuelle, il y avait une famille de 3 ou 4 moineaux qui nichait en sous-toiture. J'ai planté plusieurs arbustes et rosiers gardant leurs fruits en hiver. Cette famille est devenue un clan de 15 à 20 individus en 4 ans et, en plein hiver, à l'heure des repas (des oiseaux !), cela gazouille énormément dans le jardin, c'est plein de vie et outre les baies, ils inspectent les rameaux sous toutes leurs coutures et engloutissent quantité d'animalcules en hibernation.
Quant aux chenilles, j'en ai aussi de plus en plus, tous les ans, du
Grand Machaon

, mais elles ne consomment que peu de verdure par rapport à la croissance de mon fenouil qui se resème de plus en plus également.
Lorsqu'un parasite apparaît, il n'est
pas nécessaire de l'éradiquer complètement.
L'important est de maintenir un certain
équilibre entre l'hôte et le parasite.
Si l'hôte est cultivé dans de bonnes conditions, s'il trouve un sol équilibré qui le nourrit, et non un aliment qui le sature directement et le fragilise, et si l'environnement favorise la biodiversité, alors il n'y a pas de nécessité d'être interventioniste au jardin.
Il suffirait d'agir comme le chef d'orchestre ou un metteur en scène : diriger chaque musicien, chaque acteur en lui laissant une liberté de mouvemant et d'interprétation.
Alors, sachant qu'il nous faut quatre choux frisés pour la famille, pourquoi ne pas en planter six, et réserver les deux plus malingres aux prédateurs ? Et si, par chance, les Pierides ne sont pas en appétit une année, les deux excédentaires feront toujours plaisir à un voisin, une connaissance, ...
Il me revient à la pensée une époque que je n'ai pas connue où, à l'heure de se mettre à table, la ménagère plaçait toujours un couvert supplémentaire pour celui qui se présenterait à l'improviste, le démuni qui frapperait à la porte ...
Transposons cette pensée à notre jardin et nous préserverons bien des espèces.
Bonne journée à tous

!
ADAM Yves,
Le Masuage de la Croix-Rouge
Apiculture - Horticulture - Guide composteur
Travaux informatiques
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