Voici un extrait de document sur le sujet qui peut être utile à ceux qui aiment semer des pépins :
La polyembryonie : Un mode de reproduction rencontré sur agrumes
Les graines, ou pépins, de certaines espèces d’agrumes présentent la particularité, lors de leur germination, de donner non pas une seule, mais plusieurs plantules : elles sont dites « polyembryonées », car elles renferment plusieurs embryons ; ils ont deux origines différentes.
Origine des embryons :
Les embryons formés à l’intérieur du pépin d’agrume sont de deux types :
l’embryon zygotique (ou gamétique) provient de la fusion des gamètes mâles et femelles. Cet embryon hérite donc des caractéristiques combinées du parent mâle apportées par le pollen et de celles du parent femelle contenues dans l’oosphère.
Les embryons nucellaires sont issus du développement des cellules du tissu nourricier de l’ovaire. Ils donnent, pour cette raison, des individus identiques au pied mère (clones), car ils hébergent le même stock chromosomique que lui. Le développement de ces embryons est souvent plus rapide que celui de l’embryon zygotique, ce qui entraîne, en règle générale, l’atrophie ou l’avortement de celui-ci.
Degré de polyembryonie
Le degré de polyembryonie varie selon les espèces et les cultivars :
Chez certains cultivars comme les cédratiers, pamplemoussiers, clémentiniers, bergamotiers, le pépin ne contient qu’un embryon zygotique. Il s’agit donc de génotypes monoembryonés ne pouvant être multipliés de façon conforme par semis ;
Dans d’autres cas, le degré de polyembryonie est très élevé : 90 % ou plus. C’est un avantage qui est exploité pour la propagation de lots de porte-greffes homogènes : bigaradiers, poncirus trifoliata, citranges… Cette propriété est utilisée également pour régénérer de vieilles lignées d’orangers, mandariniers, pomelos et hybrides, affectées par des maladies transmissibles par la greffe qui ne sont, en effet, que très rarement propagées par semis. La procédure est désignée sous le terme de sélection nucellaire ;
Certains types d’agrumes présentent un taux de polyembryonie intermédiaire situé entre 60 à 70 % : il s’agit des citrumelos, ou du porte-greffe Flying-Dragon, par exemple. Dans ce cas, un tri sévère doit être effectué en pépinière, pour éliminer tous les plants qui sont soit trop petits, soit trop grand par rapport à la moyenne générale, car ils présentent une plus grande probabilité d’être d’origine zygotique.
MIMI
