|  ravenala GardenBreizhien bavard-expert
Envois : 814 Inscrit le : 15/9/2007 De : Loire-Atlantique | | | | | | | (7/2/2008 18:52) Re: Musa "in situ" | |
Wouaaah!!! super sympa , je ne comprend que la moitié en anglais mais c'est pile-poile thank you very much, Ryan' and good soirée....  Jardinier-acclimateur.  | | | | | | | | | | |
 ryan Gourou
Envois : 1891 Inscrit le : 16/8/2007 De : Issor | | | | | | | (7/2/2008 19:30) Re: Musa "in situ" | |
Tu as vu il parle d'espèces sauvages à graines qui seraient interessantes à essayer ...Reste à les trouver...J'ai trouvé cet article très complet et bien documenté ... | | | | | | | | | | |
 foye Gourou
Envois : 1911 Inscrit le : 23/2/2007 De : finistère sud (29) 9a | | | | | | | (7/2/2008 19:41) Re: Musa "in situ" | |
bonjour ryan mon préféré est sans nul doute le saba  a+ | | | | | | | | | | |
 ryan Gourou
Envois : 1891 Inscrit le : 16/8/2007 De : Issor | | | | | | | (7/2/2008 19:44) Re: Musa "in situ" | |
Tu l'as le saba? c'est un petit musa ingens hein? moi aussi il me plait bien et j'aimerais pouvoir produire mes plantains... | | | | | | | | | | |
 foye Gourou
Envois : 1911 Inscrit le : 23/2/2007 De : finistère sud (29) 9a | | | | | | | (7/2/2008 20:30) Re: Musa "in situ" | |
faute d'avoir le musa ingens pour le moment, je me contente du saba  !! hu hu hu | | | | | | | | | | |
 ravenala GardenBreizhien bavard-expert
Envois : 814 Inscrit le : 15/9/2007 De : Loire-Atlantique | | | | | | | (13/2/2008 10:57) Re: Musa "in situ" | |
CULTURES TROPICALES:(1955). Bananier. Les bananiers ont été d'abord cultivés non pour leurs fruits, mais pour les rejets ou le coeur de leurs jeunes stipes très apprécié en Extrême-Orient, certains Bananiers ont donné naissance, par suite d'hybridations ou de mutations, à des variétés à fruits comestibles. On peut donc penser que c'est également à une époque très reculée que les formes de culture se sont plus ou moins répandues dans cette vaste région qui comprend tout l'Est-asiatique et une partie de l'Océanie. En Afrique tropical, ces derniers se rattachent tous, d' après A. Chevalier, au formes d' Indo-Malaisie.Il est possible qu'à une époque plus récente, ces grands voyageurs qu'ont été les Arabes aient également joué un rôle , notamment sur la cote orientale du continent africain. Nous pensons que des communications ont pu s'établir anciennement entre l'Amérique et les Îles Polynésiennes. Ce sont les Espagnols qui ont apporté le Bananier aux Antilles en 1516, principalement en provenance d'Afrique.Martinique et Jamaique en 1836.Fidji en 1891 et en Australie en 1910 (la variété " Gros-Michel") Le bananier Nain , en Guyane en 1821( plants de l'île Bourbon , Réunion)et ensuite aux Antilles... [ Edité par ravenala le 13/2/2008 10:04 ] Jardinier-acclimateur.  | | | | | | | | | | |
 ryan Gourou
Envois : 1891 Inscrit le : 16/8/2007 De : Issor | | | | | | | (16/2/2008 22:50) Re: Musa "in situ" | |
Bonjour,on a du mal à s'y retrouver dans le monde facinant des bananiers entre les noms différents pour une seule espèce les bananiers à graines ce qui n'ont pas de graines..Voici un texte condensant un peu cette histoire c'est un texte qui je pense plaira aux amteurs de Musas dont je ne connais pas l'auteur mais qui date de janvier 2004 ,texte que j'ai traduit de l'anglais ..N'ayant pas de traducteur j'espère que vous serez indulgents si vous trouvez quelques approximations...
Nomenclature du Genre Musa Il y a deux types de nomenclatures utilisés pour déterminer les Musas.Le premier est le système de Linnée qui est utilisé pour les espèces sauvages comme Musa Basjoo.Le deuxième est le système de nomenclature par le génome de Simmonds et Sheperd,qui est utilisé pour les cultivars de bananes comestibles comme Musa Dwarf Cavendish(groupe AAA).Mais pour des raisons compliquées,il y a maintenant un troisième système ,une sorte d’hybride entre les deux.Qu’en sortira t’il ? La nomenclature du genre Musa a été très longtemps confuse et le reste dans les plus récents livres faisant autorité en la matière.La plus importante confusion provient de Linnée lui-même.Quand « Species Plantarum » a été publié en 1753,Linnée ne connaissait qu’un type de bananier qu’il cultivait sous serre dans le jardin de George Cliffort près d’Harlem en Hollande.L’espèce était : Musa Parasidiaca L. issue de Musa Cliffortiana L. qui ,publiée en 1736 était techniquement le « pré-linnéen « nom linnéen.Musa Parasidiaca produit des bananes comestibles comme le savait bien Linnée.Ce que Linnée ne savait pas,c’est que Musa Paradisiaca n’est pas une espèce mais plutôt un hybride complexe.Dans la 10ème édition de Sytema Naturae de 1759,Linnée ajouta une seconde espèce au genre :Musa Sapientum, une autre banane comestible et un autre hybride !La dénomination latine en usage suivant Linné donna des noms latins à toutes les nouvelles variétés découvertes. Très tôt les voyageurs vers l’Asie en direction de la « maison Musa »,furent désorientés par les bananiers qu’ils rencontraient,des douzaines de différents types étant vus.Certains semblaient identiques à Musa Parasidiaca et Musa Sapientum et étaient décrit comme des variétés botaniques de ceux –ci.D’autre types,plus distincts,recevaient des noms spécifiques d’espèces…Ces noms furent publiés, mais parfois dans des emplacements plutôt obscurs,et avec des descriptions inappropriées.Le résultat fut qu’une espèce pouvait se retrouver avec plusieurs noms.Deux groupes importants furent embrouillés dans la pléthore de noms.Le premier était un groupe de bananiers à bananes comestibles,produisant essentiellement des fruits sans graines (par parthénogénèse).Le second groupe moins important, produit des bananes à graines (ou sans en l’absence de pollinisation).Ces groupes constituent les vraies espèces.La pratique qui consistait à donner un nom latin à toutes les nouvelles espèces perdura longtemps et donna une liste de plus de 250 espèces.Souvent ,il était nécessaire de mettre un peu d’ordre dans la prolifération des noms, mais le plus souvent cela amenait à ajouter de la confusion.Déjà en 1865 ,un remarquable botaniste Sulpiz Kurz commença à se rendre compte que les bananes comestibles étaient d’origine hybride.Kurz entrevit même les deux espèces impliquées…Mais les travaux exploratoires de Kurz à Calcutta (dont beaucoup non publiés) trouvèrent une fin avec sa mort à Penang en 1877,et demeurèrent ignorés pendant les 70ans qui suivirent…Ce ne fut que vers les années 1940 que de réels progrès pour sortirent de la confusion e de la taxonomie du Musa est Ernest Cheesman qui travailla au collège impérial d’agriculture tropicale de Trinitad.Cheesman découvrit les « vraies « identités des espèces de Linnée :Musa Parasidiaca et Musa Sapientum. Ce sont respectivement la « plantain française « et la «silk fig»Ces noms n’étant pas très importants par eux-même, toutes les bananes comestibles étant classées par groupes de noms locaux.Le point important fut que Cheesman a été capable d’identifier les espèces de Linnée et leurs cultivars qui étaient bien connues et qui continuent d’exister.L’avancée significative de Cheesman vint de la réalisation qu’il était impossible de différencier parmi les bananiers à fruits comestibles les espèces sauvages des espèces hybrides.Ignorant sciemment les cultivars, il fut capable de démêler et de donner de nouvelles définitions modernes de beaucoup des plus importantes espèces botaniques.Un des résultats les plus importants du travail de Cheesman fut la définition claire des espèces Musa Acuminata et Musa Balbisiana.A l’époque de Cheesman,on suivait les directives du travail de Kurz ,et la plupart des variétés de bananiers à bananes comestibles étaient issues de ces deux espèces.Cette situation apparemment simple est rendue en fait beaucoup plus complexe par le fait que certains cultivars semblaient strictement venir de Musa Acuminata alors que d’autres pouvaient contenir du « sang »Balbisiana.Ceux venant directement de Musa Acuminata auraient alors peut-être pu être dénommés comme : Musa Acuminata « Grand Nain »Ceux qui semblaient être des hybrides auraient pu peut-être être regroupé sous le terme :Musa Acuminata X Musa Balbisiana « Rajapuri » Quoiqu’il en soit, l’origine des cultivars comestibles a montré qu’elle était plus compliquée que de simples hybridations.Les essais pour recréer des cultivars en croisant Musa Acuminata et Musa Balbisiana ont échoué.Plus précisément,comme certains de ces cultivars étaient diploïdes ,la plupart qui étaient trouvés étaient triploïdes avec trois jeux de chromosomes.Cette complexité fit qu’il fut difficile de trouver une nomenclature concise basée sur des noms latins qui aurait pu « s’en sortir » avec toutes ces permutations possibles.C’est à ce moment là, que Cheesman et ses collègues réalisèrent que l’utilisation des noms latins pour les cultivars de bananiers à bananes comestibles devait être abandonnée…Cheesmann’essaya pas d’élaborer la nomenclature des bananiers à bananes comestibles mais laissa cette tâche à deux de ses jeunes collègues : Norman Simmonds et Ken Sheperd.En 1955,Simmonds et Sheperd (par coïncidence les deux moururent en 2002) élaborèrent un nouveau système de nomenclature pour les bananiers à bananes comestibles basé sur leur génotype.Ils listèrent les particularités variées qui étainet les caractéristiques de Musa Acuminata et de Musa Balbisiana et leur donnèrent arbitrairement des valeurs numériques.Puis ils notèrent les plants par une évaluation visuelle ;Avec la connaissance du nombre chromosomique de ces plants ils furent capables de les classer par groupes génétiques.Musa Acuminata fut placé dans le groupe génétique AA et Musa Balbisiana dans le groupe BB,les deux étant des espèces diploïdes .Quelques bananiers comestibles qui furent découverts ont un génotype AA ou BB mais la plus grande partie est diploïde. Ces bananes que nous voyons dans nos supermarchés ont un génotype AAA,elles proviennent toutes de Musa Acuminata. Ce génotype AAA domine le monde commercial des bananiers mais il n’est pas globalement le groupe le plus important.Les génotypes AAB et ABB sont plus importants en Afrique et en Asie où ils poussent par centaines de milliers dans de petites exploitations et constituent l’aliment de base de millions de personnes.Le fait de déterminer les groupes génétiques des bananiers par une évaluation visuelle requiert un haut degré de compétences mais cela a été réalisé correctement pour la plupart de tous les cultivars de bananiers La génétique moderne a largement conforté le travail de Simmonds et Sheperd.Pour donner des exemples, voici les noms latins abandonnés et « traduits » avec le système de nomenclature à génome :Musa Parasidiaca L.devient Musa (groupeAAB) French PlantainMusa Sapientum L. devient Musa (groupe AAB) Silk FigMusa Cavendishii Lamb. Ext.Paxt devient Musa (groupeAAA) Dwarf CavendishLes travaux qui suivirent ont révélé encore plus de complexité chez les bananiers à bananes comestibles.Certains groupes AAA sont composés de trois différentes sous-espèces de Musa Acumminata et d’autres espèces sont aussi rarement associées.Un petit groupe de cultivars de Papouasie Nouvelle Guinée associe une troisième espèce Musa Schizocarpa reconnue pour avoir un génotype SS hybridé avec acuminata pour donner le groupe AS .Un autre groupe de Papouasie Nouvelle Guinée a une origine mystérieuse.Il dérive probablement de Musa Maclayi mais est simplement connu sous le terme Fe’i replacé dans Musa (groupe Fe’i) , Utafun’
[ Edité par ryan le 16/2/2008 22:54 ]
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 ravenala GardenBreizhien bavard-expert
Envois : 814 Inscrit le : 15/9/2007 De : Loire-Atlantique | | | | | | | (17/2/2008 10:41) Re: Musa "in situ" | |
Bravo pour le travail, le monde des Musa reste encore complexe et je suis sur , nous réserve encore des surprises, grâce en autre à ta collaboration " Musa in-situ"devient un concentré de recherche et de référence, et bien sur c'est sur " GB" Jardinier-acclimateur.  | | | | | | | | | | |
 basjoo29 GardenBreizhien impliqué
Envois : 278 Inscrit le : 1/5/2007 De : Plougastel Daoulas | | | | | | | (18/2/2008 11:12) Re: Musa "in situ" | |
Super interessant ! Merci pour ces recherches, et surtout pour la traduction. Bon, il faudrait que je me penche sur une clé de détermination pour les musas de nos jardins, en se basant sur les feuilles. Vivement le printemps ! Eric | | | | | | | | | | |
 ravenala GardenBreizhien bavard-expert
Envois : 814 Inscrit le : 15/9/2007 De : Loire-Atlantique | | | | | | | (23/2/2008 15:51) Re: Musa "in situ" | |
LES PLANTES ALIMENTAIRES des pays chauds et des colonies
par Gustave heuzé (1899) Le bananier est connu en Europe depuis la découverte de l'Amérique. Garcilasso de la Vega affirme que, du temps des Incas, le fruit de cette magnifique plante faisait la base de la nourriture des habitants des contrées régulières à la fois humides, chaudes et tempérées de l'Amérique. Cette plantes est indigène dans l'Himlaya oriental. Elle est commune à 2000 métres d'altitude. Le bananier a été introduit en France en 1690. Bananier japonais.(Musa japonica) Ce bananier est assez répandu au Japon ou il est appelé " Basho", comme plante textile. Les fibres qu'on extrait de ses tiges et de ses feuilles servent à Lieukiin à fabriquer des étoffes. Cette plantes a produit diverses variétés qui sont appelées : Néri bashofu, kinn bashuofu, yeri bashofu, etc... Le Lieukin possède une variété rustique qui fournit des fruits comestibles. Ce bananier est originaire, dit-on, de Kadodale, ville maritime de l'ile de Yezo qui est montagnueuse et volcanique et dans laquelle les été sont chauds et les hivers très rigoureux. Jardinier-acclimateur.  | | | | | | | | | | |
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