En fait Rav, comme Lucie l'a précisé, les gènes égoïstes réferrent non pas à la faculté adaptative que confère un gène à son porteur, mais la faculté qu'à un gène de se répendre et c'est là toute la différence.
En effet, qu'est-ce que l'adaptation si ce n'est la capacité à se multiplier. Or il est vrai que généralement, quand ont pense capacité à se multiplier, on pense adaptation / sélection naturelle et adaptation au milieu des différents organismes. Si on se place au niveau des gènes, c'est la même chose, sauf que la multiplication d'un organisme n'avantagera pas forcément tous les gènes. Par exemple, il y a deux lots d'information génétique. L'un est contenu dans le noyau des cellules et est transmis par chacun des parents, l'autre est contenu par le cytoplasme des cellules (mitochondries, chloroplastes...) et est généralement transmis par la mère. Cela signifie que les motochondries ont plutot intéret à ce que l'ondividu fasse des femelles et non des mâles. Mais au niveau de l'individu, si tout le monde fait des femelles, parce que leurs mitochondries ont bloqué la voie mâle, et bien la production d'un seul mâle qui va pouvoir se reproduire avec plein de femelles (qui se retrouvent en surnombre), va devenir plus avantageuse. C'est également vrai pour les chromosomes sexuels et plein d'autres choses...
Et surtout, il existe des éléments que l'on qualifie de gènes égoïstes, car ils peuvent se multiplier dans le génome, sans qu'il y ait division cellulaire, comme les retrotransposons...
Ils n'ont vraiment aucun rôle d'un point de vue adaptatif pour l'organisme, mais ils se multiplient ce qu'il signifie qu'ils sont très bien adaptés...