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Historique d'une fiche de plante

Nom de la fiche : Rhododendron 'Loderi' [ voir la fiche correspondante ]

La fiche a été soumise pour la première fois le : 19/11/2005 10:37 par lorelei
La dernière modification sur cette fiche date du : 29/11/2009 16:38

Modifications de lrey le 29/11/2009 16:38 :  [Cette modification a été approuvée]
divers_commentaire
Historique : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle, on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces.
A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. × Broughtonii (R. arboreum × R. maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons.
Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. × 'Sir Charles Lemon', a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches, mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées.
Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. × 'George Hardy' est un de ces hybrides (R. Griffithianum × R. Catawbiense ou R. ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux.
A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser 'George Hardy' et R. × Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900, vous le connaissez peut-être : c’est 'Pink Pearl'.
Pendant ce temps, dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre, d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé de partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune.
Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna une forme exceptionnelle de R. Fortunei qu'il croisa avec une forme exceptionnelle de R. Griffithianum qui poussait dans la serre froide de Frederick Du Cane Godman à South Lodge, domaine qui se trouve de l'autre côté de la route. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron 'Loderi g.'
A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 !
En raccourci, les R. 'Loderi' cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont :
  • Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ;
  • L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ;
  • Le feuillage de R. Fortunei ;
  • Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ;
  • Le parfum des 2 parents.
En bref, ils sont exceptionnels, et la comparaison avec 'Pink Pearl' révèle la profonde modification de la société anglaise : 'Pink Pearl' est rattaché à l’époque Victorienne, les 'Loderi' ouvrent l’époque Edwardienne.
Note : R. × 'Loderi Sir Joseph Hooker' (tiens encore lui !) a été croisé avec R. Yakushimanum pour donner R. × 'Seven Stars'. Pour un hybride de "Yak" il est plutôt grand. A l'ouverture, ses fleurs rondes sont couleur "apple blossom" : un très beau "Yak".
En conclusion : Tout simplement, si vous n'avez qu'un seul rhodo à planter, c'est un 'Loderi'!
divers_commentaire
Historique : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle, on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces.
A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. × Broughtonii (R. arboreum × R. maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons.
Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. × 'Sir Charles Lemon', a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches, mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées.
Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. × 'George Hardy' est un de ces hybrides (R. Griffithianum × R. Catawbiense ou R. ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux.
A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser 'George Hardy' et R. × Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900, vous le connaissez peut-être : c’est 'Pink Pearl'.
Pendant ce temps, dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre, d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé de partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune.
Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna une forme exceptionnelle de R. Fortunei qu'il croisa avec une forme exceptionnelle de R. Griffithianum qui poussait dans la serre froide de Frederick Du Cane Godman à South Lodge, domaine qui se trouve de l'autre côté de la route. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron 'Loderi g.'
A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 !
En raccourci, les R. 'Loderi' cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont :
  • Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ;
  • L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ;
  • Le feuillage de R. Fortunei ;
  • Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ;
  • Le parfum des 2 parents.
En bref, ils sont exceptionnels, et la comparaison avec 'Pink Pearl' révèle la profonde modification de la société anglaise : 'Pink Pearl' est rattaché à l’époque Victorienne, les 'Loderi' ouvrent l’époque Edwardienne.
Note : R. × 'Loderi Sir Joseph Hooker' (tiens encore lui !) a été croisé avec R. Yakushimanum pour donner R. × 'Seven Stars'. Pour un hybride de "Yak" il est plutôt grand. A l'ouverture, ses fleurs rondes sont couleur "apple blossom" : un très beau "Yak".
En conclusion : Tout simplement, si vous n'avez qu'un seul rhodo à planter, c'est un 'Loderi'!
sol_commentaire
Dans la rubrique « faites ce que je dis ; pas ce que je fais… », il faut aller à Leonardslee pour voir comment les 'Loderi' sont plantés. En sous-bois, en pente et avec de la lumière ; bref ce qu’on appelle le « Woodland ». A l'inverse, pour avoir déplanté mes Loderi pour les installer en pleine lumière, au soleil direct et dans un terrain trop plat, j’ai couru à la catastrophe.
sol_commentaire
Dans la rubrique « faites ce que je dis ; pas ce que je fais… », il faut aller à Leonardslee pour voir comment les 'Loderi' sont plantés. En sous-bois, en pente et avec de la lumière ; bref ce qu’on appelle le « Woodland ». A l'inverse, pour avoir déplanté mes 'Loderi' pour les installer en pleine lumière, au soleil direct et dans un terrain trop plat, j’ai couru à la catastrophe.
Modifications de lorelei le 17/09/2009 13:23 :  [Cette modification a été approuvée]
divers_commentaire
Historique : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle, on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces.
A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. × Broughtonii (R. arboreum × R. maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons.
Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. × 'Sir Charles Lemon', a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches, mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées.
Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. × 'George Hardy' est un de ces hybrides (R. Griffithianum × R. Catawbiense ou R. ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux.
A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser 'George Hardy' et R. × Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900, vous le connaissez peut-être : c’est 'Pink Pearl'.
Pendant ce temps, dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre, d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé de partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune.
Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna une forme exceptionnelle de R. Fortunei qu'il croisa avec une forme exceptionnelle de R. Griffithianum qui poussait dans la serre froide de Frederick Du Cane Godman à South Lodge, domaine qui se trouve de l'autre côté de la route. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron 'Loderi g.'
A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 !
En raccourci, les R. 'Loderi' cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont :
  • Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ;
  • L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ;
  • Le feuillage de R. Fortunei ;
  • Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ;
  • Le parfum des 2 parents.
En bref, ils sont exceptionnels, et la comparaison avec 'Pink Pearl' révèle la profonde modification de la société anglaise : 'Pink Pearl' est rattaché à l’époque Victorienne, les 'Loderi' ouvrent l’époque Edwardienne.
Note : R. × 'Loderi Sir Joseph Hooker' (tiens encore lui !) a été croisé avec R. Yakushimanum pour donner R. × 'Seven Star'. Pour un hybride de "Yak" il est plutôt grand. A l'ouverture, ses fleurs rondes sont couleur "apple blossom" : un très beau "Yak".
En conclusion : Tout simplement, si vous n'avez qu'un seul rhodo à planter, c'est un 'Loderi'!
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Historique : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle, on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces.
A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. × Broughtonii (R. arboreum × R. maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons.
Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. × 'Sir Charles Lemon', a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches, mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées.
Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. × 'George Hardy' est un de ces hybrides (R. Griffithianum × R. Catawbiense ou R. ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux.
A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser 'George Hardy' et R. × Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900, vous le connaissez peut-être : c’est 'Pink Pearl'.
Pendant ce temps, dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre, d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé de partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune.
Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna une forme exceptionnelle de R. Fortunei qu'il croisa avec une forme exceptionnelle de R. Griffithianum qui poussait dans la serre froide de Frederick Du Cane Godman à South Lodge, domaine qui se trouve de l'autre côté de la route. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron 'Loderi g.'
A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 !
En raccourci, les R. 'Loderi' cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont :
  • Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ;
  • L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ;
  • Le feuillage de R. Fortunei ;
  • Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ;
  • Le parfum des 2 parents.
En bref, ils sont exceptionnels, et la comparaison avec 'Pink Pearl' révèle la profonde modification de la société anglaise : 'Pink Pearl' est rattaché à l’époque Victorienne, les 'Loderi' ouvrent l’époque Edwardienne.
Note : R. × 'Loderi Sir Joseph Hooker' (tiens encore lui !) a été croisé avec R. Yakushimanum pour donner R. × 'Seven Stars'. Pour un hybride de "Yak" il est plutôt grand. A l'ouverture, ses fleurs rondes sont couleur "apple blossom" : un très beau "Yak".
En conclusion : Tout simplement, si vous n'avez qu'un seul rhodo à planter, c'est un 'Loderi'!
Modifications de lorelei le 16/09/2009 18:05 :  [Cette modification a été approuvée]
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Historique : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle, on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces.
A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. × Broughtonii (R. arboreum × R. maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons.
Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. × 'Sir Charles Lemon', a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches, mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées.
Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. × 'George Hardy' est un de ces hybrides (R. Griffithianum × R. Catawbiense ou R. ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux.
A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser 'George Hardy' et R. × Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900, vous le connaissez peut-être : c’est 'Pink Pearl'.
Pendant ce temps, dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre, d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé de partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune.
Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna une forme exceptionnelle de R. Fortunei qu'il croisa avec une forme exceptionnelle de R. Griffithianum qui poussait en serre à South Lodge. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron 'Loderi g.'
A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 !
En raccourci, les R. 'Loderi' cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont :
  • Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ;
  • L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ;
  • Le feuillage de R. Fortunei ;
  • Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ;
  • Le parfum des 2 parents.
En bref, ils sont exceptionnels, et la comparaison avec 'Pink Pearl' révèle la profonde modification de la société anglaise : 'Pink Pearl' est rattaché à l’époque Victorienne, les 'Loderi' ouvrent l’époque Edwardienne.
Note : R. × 'Loderi Sir Joseph Hooker' (tiens encore lui !) a été croisé avec R. Yakushimanum pour donner R. × 'Seven Star'. Pour un hybride de "Yak" il est plutôt grand. A l'ouverture, ses fleurs rondes sont couleur "apple blossom" : un très beau "Yak".
En conclusion : Tout simplement, si vous n'avez qu'un seul rhodo à planter, c'est un 'Loderi'!
divers_commentaire
Historique : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle, on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces.
A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. × Broughtonii (R. arboreum × R. maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons.
Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. × 'Sir Charles Lemon', a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches, mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées.
Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. × 'George Hardy' est un de ces hybrides (R. Griffithianum × R. Catawbiense ou R. ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux.
A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser 'George Hardy' et R. × Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900, vous le connaissez peut-être : c’est 'Pink Pearl'.
Pendant ce temps, dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre, d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé de partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune.
Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna une forme exceptionnelle de R. Fortunei qu'il croisa avec une forme exceptionnelle de R. Griffithianum qui poussait dans la serre froide de Frederick Du Cane Godman à South Lodge, domaine qui se trouve de l'autre côté de la route. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron 'Loderi g.'
A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 !
En raccourci, les R. 'Loderi' cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont :
  • Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ;
  • L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ;
  • Le feuillage de R. Fortunei ;
  • Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ;
  • Le parfum des 2 parents.
En bref, ils sont exceptionnels, et la comparaison avec 'Pink Pearl' révèle la profonde modification de la société anglaise : 'Pink Pearl' est rattaché à l’époque Victorienne, les 'Loderi' ouvrent l’époque Edwardienne.
Note : R. × 'Loderi Sir Joseph Hooker' (tiens encore lui !) a été croisé avec R. Yakushimanum pour donner R. × 'Seven Star'. Pour un hybride de "Yak" il est plutôt grand. A l'ouverture, ses fleurs rondes sont couleur "apple blossom" : un très beau "Yak".
En conclusion : Tout simplement, si vous n'avez qu'un seul rhodo à planter, c'est un 'Loderi'!
Modifications de lorelei le 16/09/2009 18:02 :  [Cette modification a été approuvée]
description_generale
Rhododendron 'Loderi' (Sir Edmund Loder, Leonardslee – 1901) est un croisement de R. Griffithianum × R. Fortunei. (R. Fortunei : Chekiang 1855 Robert Fortune, nommé par Lindley et R. Griffthianum : Aucklandii 1849-51 Sir Joseph Hooker)
Ce sont des arbustes ou des petits arbres au port arborescent, à l'écorce desquamante, et aux inflorescences roses à blanches parfumées.
description_generale
Rhododendron 'Loderi' (Sir Edmund Loder, Leonardslee ; Frederick Du Cane Godman, South Lodge – 1901) est un croisement de R. Fortunei × R. Griffithianum. (R. Fortunei : Chekiang 1855 Robert Fortune, nommé par Lindley et R. Griffthianum : Aucklandii 1849-51 Sir Joseph Hooker)
Ce sont des arbustes ou des petits arbres au port arborescent, à l'écorce desquamante, et aux inflorescences roses à blanches parfumées.
Modifications de lrey le 30/11/2005 16:44 :  [Cette modification a été approuvée]
Modifications de lrey le 19/11/2005 15:35 :  [Cette modification a été approuvée]
divers_commentaire
Historique : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle, on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces.
A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. × Broughtonii (R. arboreum × R. maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons.
Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. × 'Sir Charles Lemon', a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches, mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées.
Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. × 'George Hardy' est un de ces hybrides (R. Griffithianum × R. Catawbiense ou R. ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux.
A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser 'George Hardy' et R. × Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900, vous le connaissez peut-être : c’est 'Pink Pearl'.
Pendant ce temps, dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre, d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé de partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune.
Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna une forme exceptionnelle de R. Fortunei qu'il croisa avec une forme exceptionnelle de R. Griffithianum qui poussait en serre à South Lodge. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron 'Loderi g.'
A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 !
En raccourci, les R. 'Loderi' cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont :
  • Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ;
  • L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ;
  • Le feuillage de R. Fortunei ;
  • Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ;
  • Le parfum des 2 parents.
En bref, ils sont exceptionnels, et la comparaison avec 'Pink Pearl' révèle la profonde modification de la société anglaise : 'Pink Pearl' est rattaché à l’époque Victorienne, les 'Loderi' ouvrent l’époque Edwardienne.
Note : R. × 'Loderi Sir Joseph Hooker' (tiens encore lui !) a été croisé avec R. Yakushimanum pour donner R. × 'Seven Star'. Pour un hybride de "Yak" il est plutôt grand. A l'ouverture, ses fleurs rondes sont couleur "apple blossom" : un très beau "Yak".
En conclusion : Tout simplement, si vous n'avez qu'un seul rhodo à planter, c'est un 'Loderi'!
divers_commentaire
Historique : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle, on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces.
A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. × Broughtonii (R. arboreum × R. maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons.
Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. × 'Sir Charles Lemon', a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches, mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées.
Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. × 'George Hardy' est un de ces hybrides (R. Griffithianum × R. Catawbiense ou R. ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux.
A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser 'George Hardy' et R. × Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900, vous le connaissez peut-être : c’est 'Pink Pearl'.
Pendant ce temps, dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre, d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé de partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune.
Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna une forme exceptionnelle de R. Fortunei qu'il croisa avec une forme exceptionnelle de R. Griffithianum qui poussait en serre à South Lodge. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron 'Loderi g.'
A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 !
En raccourci, les R. 'Loderi' cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont :
  • Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ;
  • L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ;
  • Le feuillage de R. Fortunei ;
  • Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ;
  • Le parfum des 2 parents.
En bref, ils sont exceptionnels, et la comparaison avec 'Pink Pearl' révèle la profonde modification de la société anglaise : 'Pink Pearl' est rattaché à l’époque Victorienne, les 'Loderi' ouvrent l’époque Edwardienne.
Note : R. × 'Loderi Sir Joseph Hooker' (tiens encore lui !) a été croisé avec R. Yakushimanum pour donner R. × 'Seven Star'. Pour un hybride de "Yak" il est plutôt grand. A l'ouverture, ses fleurs rondes sont couleur "apple blossom" : un très beau "Yak".
En conclusion : Tout simplement, si vous n'avez qu'un seul rhodo à planter, c'est un 'Loderi'!
Modifications de lrey le 19/11/2005 15:31 :  [Cette modification a été approuvée]
divers_commentaire
Historique : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle, on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces.
A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. × Broughtonii (R. arboreum × R. maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons.
Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. × 'Sir Charles Lemon', a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches, mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées.
Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. × 'George Hardy' est un de ces hybrides (R. Griffithianum × R. Catawbiense ou R. ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux.
A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser 'George Hardy' et R. × Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900, vous le connaissez peut-être : c’est 'Pink Pearl'.
Pendant ce temps, dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre, d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé de partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune.
Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna une forme exceptionnelle de R. Fortunei qu'il croisa avec une forme exceptionnelle de R. Griffithianum qui poussait en serre à South Lodge. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron 'Loderi g.'
A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 !
En raccourci, les R. 'Loderi' cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont :
  • Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ;
  • L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ;
  • Le feuillage de R. Fortunei ;
  • Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ;
  • Le parfum des 2 parents.
    • En bref, ils sont exceptionnels, et la comparaison avec 'Pink Pearl' révèle la profonde modification de la société anglaise : 'Pink Pearl' est rattaché à l’époque Victorienne, les 'Loderi' ouvrent l’époque Edwardienne.
      Note : R. × 'Loderi Sir Joseph Hooker' (tiens encore lui !) a été croisé avec R. Yakushimanum pour donner R. × 'Seven Star'. Pour un hybride de "Yak" il est plutôt grand. A l'ouverture, ses fleurs rondes sont couleur "apple blossom" : un très beau "Yak".
      En conclusion : Tout simplement, si vous n'avez qu'un seul rhodo à planter, c'est un 'Loderi'!
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Historique : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle, on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces.
A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. × Broughtonii (R. arboreum × R. maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons.
Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. × 'Sir Charles Lemon', a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches, mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées.
Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. × 'George Hardy' est un de ces hybrides (R. Griffithianum × R. Catawbiense ou R. ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux.
A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser 'George Hardy' et R. × Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900, vous le connaissez peut-être : c’est 'Pink Pearl'.
Pendant ce temps, dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre, d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé de partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune.
Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna une forme exceptionnelle de R. Fortunei qu'il croisa avec une forme exceptionnelle de R. Griffithianum qui poussait en serre à South Lodge. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron 'Loderi g.'
A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 !
En raccourci, les R. 'Loderi' cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont :
  • Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ;
  • L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ;
  • Le feuillage de R. Fortunei ;
  • Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ;
  • Le parfum des 2 parents.
En bref, ils sont exceptionnels, et la comparaison avec 'Pink Pearl' révèle la profonde modification de la société anglaise : 'Pink Pearl' est rattaché à l’époque Victorienne, les 'Loderi' ouvrent l’époque Edwardienne.
Note : R. × 'Loderi Sir Joseph Hooker' (tiens encore lui !) a été croisé avec R. Yakushimanum pour donner R. × 'Seven Star'. Pour un hybride de "Yak" il est plutôt grand. A l'ouverture, ses fleurs rondes sont couleur "apple blossom" : un très beau "Yak".
En conclusion : Tout simplement, si vous n'avez qu'un seul rhodo à planter, c'est un 'Loderi'!
Modifications de lrey le 19/11/2005 15:26 :  [Cette modification a été approuvée]
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Maladies : Voir les autres fiches rhododendrons
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Maladies : Voir les autres fiches de rhododendrons
cv
Loderi g.
cv
Loderi
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Histoire : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces. A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. X Broughtonii (arboreum X maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons. Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. X Sir Charles Lemon, a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées. Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. X George Hardy est un de ces hybrides (Griffithianum X Catawbiense ou ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux. A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser George Hardy et Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900 vous le connaissez tous : c’est Pink Pearl. Pendant ce temps dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune. Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna une forme exceptionnelle de R. Fortunei qu'il croisa avec une forme exceptionnelle de R. Griffithianum qui poussait en serre à South Lodge. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron Loderi g. A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 ! En raccourci, les R. Loderi cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont : Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ; L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ; Le feuillage de R. Fortunei ; Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ; Le parfum des 2 parents. Ils sont exceptionnels et la comparaison avec Pink Pearl révèle la profonde modification de la société anglaise : Pink Pearl est rattaché à l’époque Victorienne, les Loderi ouvrent l’époque Edwardienne. On doit noter que R. X Loderi 'Sir Joseph Hooker' (tiens encore lui !) a été croisé avec R. Yakushimanum pour donner R. X 'Seven Star'. Pour un hybride de "Yak" il est plutôt grand. A l'ouverture, ses fleurs rondes sont couleur "apple blossom" : un très beau "Yak". En conclusion : Si vous n'avez qu'un seul rhodo à planter, c'est un Loderi.
divers_commentaire
Historique : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle, on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces.
A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. × Broughtonii (R. arboreum × R. maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons.
Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. × 'Sir Charles Lemon', a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches, mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées.
Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. × 'George Hardy' est un de ces hybrides (R. Griffithianum × R. Catawbiense ou R. ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux.
A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser 'George Hardy' et R. × Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900, vous le connaissez peut-être : c’est 'Pink Pearl'.
Pendant ce temps, dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre, d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé de partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune.
Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna une forme exceptionnelle de R. Fortunei qu'il croisa avec une forme exceptionnelle de R. Griffithianum qui poussait en serre à South Lodge. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron 'Loderi g.'
A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 !
En raccourci, les R. 'Loderi' cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont :
  • Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ;
  • L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ;
  • Le feuillage de R. Fortunei ;
  • Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ;
  • Le parfum des 2 parents.
    • En bref, ils sont exceptionnels, et la comparaison avec 'Pink Pearl' révèle la profonde modification de la société anglaise : 'Pink Pearl' est rattaché à l’époque Victorienne, les 'Loderi' ouvrent l’époque Edwardienne.
      Note : R. × 'Loderi Sir Joseph Hooker' (tiens encore lui !) a été croisé avec R. Yakushimanum pour donner R. × 'Seven Star'. Pour un hybride de "Yak" il est plutôt grand. A l'ouverture, ses fleurs rondes sont couleur "apple blossom" : un très beau "Yak".
      En conclusion : Tout simplement, si vous n'avez qu'un seul rhodo à planter, c'est un 'Loderi'!
hyb_xsp
1
hyb_xsp
0
multiplication_commentaire
Multiplication : Habituellement les Loderi sont greffés. Vérifier que la plante que vous achetez n'est pas greffée sur R. ponticum.
multiplication_commentaire
Habituellement les 'Loderi' sont greffés. Il est conseillé de vérifier que la plante que vous achetez n'est pas greffée sur R. ponticum. Ce dernier, très vigoureux, a en effet tendance tôt ou tard à concurrencer le greffon.
multiplication_type
greffe
multiplication_type
bouture,greffe,marcotte
sol_commentaire
Culture : Dans la rubrique « faites ce que je dis ; pas ce que je fais… », il faut aller à Leonardslee pour voir comment les Loderi sont plantés. En sous-bois, en pente et avec de la lumière ; bref ce qu’on appelle le « Woodland ». Pour avoir déplanté mes Loderi pour les installer en pleine lumière, au soleil direct et dans un terrain trop plat j’ai couru à la catastrophe.
sol_commentaire
Dans la rubrique « faites ce que je dis ; pas ce que je fais… », il faut aller à Leonardslee pour voir comment les 'Loderi' sont plantés. En sous-bois, en pente et avec de la lumière ; bref ce qu’on appelle le « Woodland ». A l'inverse, pour avoir déplanté mes Loderi pour les installer en pleine lumière, au soleil direct et dans un terrain trop plat, j’ai couru à la catastrophe.
Modifications de lrey le 19/11/2005 12:15 :  [Cette modification a été approuvée]
Modifications de lrey le 19/11/2005 12:11 :  [Cette modification a été approuvée]
floraison_commentaire
La floraison est somptueuse : J'ai dit plus haut qu'en 1958 on recensait 32 clones ! Beaucoup sont virtuellement semblables. L'inflorescence n'est pas très dense (9-12 fleurs) mais comme chaque fleur est très grosse, cela donne en définitive une énorme inflorescence.
Les fleurs dégagent un agréable parfum dont l'intensité varie suivant des facteurs pas toujours connus (chaleur, ensoleillement, heures...). Pour la couleur... une chose est sûre, les boutons sont roses ; après, c'est tout le monde des 'Loderi'. Certains 'Loderi' restent rose, d'autres pâlissent jusqu'au blanc pur, d'autres enfin adoptent une infinité de nuances. A noter que contrairement à R. × 'Pink Pearl', il n'y a pas de tendance au bleuissement de la fleur quand elle vieillit.
Pour chacun des clones (la liste n’est pas exhaustive !), je tâche de citer les distinctions obtenues (First Class Certificate, FCC ; Award of Garden Merit, AGM ; Award of Merit, AM) et leur emplacement à Leonardslee (chaque jardin a un code : ARD, Arduaine ; BM, Benmore ; LL, Loth Lorien ; TR, Tremeer ; LRD, Leonardslee etc.).
Blanc :
  • 'King George' (AM 1968, FCC 1970 ; LRD 0918, 0958, 1508) ; le plus connu. Boutons roses, s’épanouissant blanc pur avec des marques vertes dans la gorge.
  • 'Patience' (LRD 1926, 3901, 3949). Blanc pur avec une tâche cramoisie.
  • 'White Diamond' (LRD 0984, 3937). Blanc ivoire avec une tache rose profond.
  • 'Princess Marina' (R. 'Loderi King George' × R. 'Loderi Sir Edmund' – AM 1948 ; LRD 1536, 1641, 3945, 4444). Rose très pâle s’acheminant jusqu’au blanc avec des traces rosées sur l’extérieur des pétales.

Rose :
  • 'Sir Edmund' (AM 1930 ; LRD 3930, 4012, 9189). Rose blush cireux. Sir Joseph Hooker (AM 1973 ; LRD 0229, 0915, 1962, 3946). Rose coquille profond veiné de rose plus foncé.
  • 'Venus' (AGM 1968 ; LRD 1281, 3952) ; aussi connu que 'King George'. Rose pâle veiné de rose.
  • 'Pink Topaz' (LRD 0730, 2010, 3944). Rose profond avec une tache crème.
  • 'Pink Diamond' (FCC 1914). Rose coquille pastel.
  • 'Game Chick' (LRD 1013, 4011). Rose argenté avec une tache rose brillant.
floraison_commentaire
La floraison est somptueuse : J'ai dit plus haut qu'en 1958 on recensait 32 clones ! Beaucoup sont virtuellement semblables. L'inflorescence n'est pas très dense (9-12 fleurs) mais comme chaque fleur est très grosse, cela donne en définitive une énorme inflorescence.
Les fleurs dégagent un agréable parfum dont l'intensité varie suivant des facteurs pas toujours connus (chaleur, ensoleillement, heures...). Pour la couleur... une chose est sûre, les boutons sont roses ; après, c'est tout le monde des 'Loderi'. Certains 'Loderi' restent rose, d'autres pâlissent jusqu'au blanc pur, d'autres enfin adoptent une infinité de nuances. A noter que contrairement à R. × 'Pink Pearl', il n'y a pas de tendance au bleuissement de la fleur quand elle vieillit.
Pour chacun des clones (la liste n’est pas exhaustive !), je tâche de citer les distinctions obtenues (First Class Certificate, FCC ; Award of Garden Merit, AGM ; Award of Merit, AM) et leur emplacement à Leonardslee (chaque jardin a un code : ARD, Arduaine ; BM, Benmore ; LL, Loth Lorien ; TR, Tremeer ; LRD, Leonardslee etc.).
Blanc :
  • 'King George' (AM 1968, FCC 1970 ; LRD 0918, 0958, 1508) ; le plus connu. Boutons roses, s’épanouissant blanc pur avec des marques vertes dans la gorge.
  • 'Patience' (LRD 1926, 3901, 3949). Blanc pur avec une tâche cramoisie.
  • 'White Diamond' (LRD 0984, 3937). Blanc ivoire avec une tache rose profond.
  • 'Princess Marina' (R. 'Loderi King George' × R. 'Loderi Sir Edmund' – AM 1948 ; LRD 1536, 1641, 3945, 4444). Rose très pâle s’acheminant jusqu’au blanc avec des traces rosées sur l’extérieur des pétales.

Rose :
  • 'Sir Edmund' (AM 1930 ; LRD 3930, 4012, 9189). Rose blush cireux.
  • 'Sir Joseph Hooker' (AM 1973 ; LRD 0229, 0915, 1962, 3946). Rose coquille profond veiné de rose plus foncé.
  • 'Venus' (AGM 1968 ; LRD 1281, 3952) ; aussi connu que 'King George'. Rose pâle veiné de rose.
  • 'Pink Topaz' (LRD 0730, 2010, 3944). Rose profond avec une tache crème.
  • 'Pink Diamond' (FCC 1914). Rose coquille pastel.
  • 'Game Chick' (LRD 1013, 4011). Rose argenté avec une tache rose brillant.
Modifications de lrey le 19/11/2005 11:33 :  [Cette modification a été approuvée]
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La floraison est somptueuse : J'ai dit plus haut qu'en 1958 on recensait 32 clones ! Beaucoup sont virtuellement semblables. L'inflorescence n'est pas très dense (9-12 fleurs) mais comme chaque fleur est très grosse, cela donne en définitive une énorme inflorescence.
Les fleurs dégagent un agréable parfum dont l'intensité varie suivant des facteurs pas toujours connus (chaleur, ensoleillement, heures...). Pour la couleur... une chose est sûre, les boutons sont roses ; après, c'est tout le monde des 'Loderi'. Certains 'Loderi' restent rose, d'autres pâlissent jusqu'au blanc pur, d'autres enfin adoptent une infinité de nuances. A noter que contrairement à R. × 'Pink Pearl', il n'y a pas de tendance au bleuissement de la fleur quand elle vieillit.
Pour chacun des clones (la liste n’est pas exhaustive !), je tâche de citer les distinctions obtenues (First Class Certificate, FCC ; Award of Garden Merit, AGM ; Award of Merit, AM) et leur emplacement à Leonardslee (chaque jardin a un code : ARD, Arduaine ; BM, Benmore ; LL, Loth Lorien ; TR, Tremeer ; LRD, Leonardslee etc.).
Blanc :
  • 'King George' (AM 1968, FCC 1970 ; LRD 0918, 0958, 1508) ; le plus connu. Boutons roses, s’épanouissant blanc pur avec des marques vertes dans la gorge.
  • 'Patience' (LRD 1926, 3901, 3949). Blanc pur avec une tâche cramoisie.
  • 'White Diamond' (LRD 0984, 3937). Blanc ivoire avec une tache rose profond.
  • 'Princess Marina' (R. 'Loderi King George' × R. 'Loderi Sir Edmund' – AM 1948 ; LRD 1536, 1641, 3945, 4444). Rose très pâle s’acheminant jusqu’au blanc avec des traces rosées sur l’extérieur des pétales.

Rose :
  • 'Sir Edmund' (AM 1930 ; LRD 3930, 4012, 9189). Rose blush cireux. Sir Joseph Hooker (AM 1973 ; LRD 0229, 0915, 1962, 3946). Rose coquille profond veiné de rose plus foncé.
  • 'Venus' (AGM 1968 ; LRD 1281, 3952) ; aussi connu que 'King George'. Rose pâle veiné de rose.
  • 'Pink Topaz' (LRD 0730, 2010, 3944). Rose profond avec une tache crème.
  • 'Pink Diamond' (FCC 1914). Rose coquille pastel.
  • 'Game Chick' (LRD 1013, 4011). Rose argenté avec une tache rose brillant.
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La floraison est somptueuse : J'ai dit plus haut qu'en 1958 on recensait 32 clones ! Beaucoup sont virtuellement semblables. L'inflorescence n'est pas très dense (9-12 fleurs) mais comme chaque fleur est très grosse, cela donne en définitive une énorme inflorescence.
Les fleurs dégagent un agréable parfum dont l'intensité varie suivant des facteurs pas toujours connus (chaleur, ensoleillement, heures...). Pour la couleur... une chose est sûre, les boutons sont roses ; après, c'est tout le monde des 'Loderi'. Certains 'Loderi' restent rose, d'autres pâlissent jusqu'au blanc pur, d'autres enfin adoptent une infinité de nuances. A noter que contrairement à R. × 'Pink Pearl', il n'y a pas de tendance au bleuissement de la fleur quand elle vieillit.
Pour chacun des clones (la liste n’est pas exhaustive !), je tâche de citer les distinctions obtenues (First Class Certificate, FCC ; Award of Garden Merit, AGM ; Award of Merit, AM) et leur emplacement à Leonardslee (chaque jardin a un code : ARD, Arduaine ; BM, Benmore ; LL, Loth Lorien ; TR, Tremeer ; LRD, Leonardslee etc.).
Blanc :
  • 'King George' (AM 1968, FCC 1970 ; LRD 0918, 0958, 1508) ; le plus connu. Boutons roses, s’épanouissant blanc pur avec des marques vertes dans la gorge.
  • 'Patience' (LRD 1926, 3901, 3949). Blanc pur avec une tâche cramoisie.
  • 'White Diamond' (LRD 0984, 3937). Blanc ivoire avec une tache rose profond.
  • 'Princess Marina' (R. 'Loderi King George' × R. 'Loderi Sir Edmund' – AM 1948 ; LRD 1536, 1641, 3945, 4444). Rose très pâle s’acheminant jusqu’au blanc avec des traces rosées sur l’extérieur des pétales.

Rose :
  • 'Sir Edmund' (AM 1930 ; LRD 3930, 4012, 9189). Rose blush cireux. Sir Joseph Hooker (AM 1973 ; LRD 0229, 0915, 1962, 3946). Rose coquille profond veiné de rose plus foncé.
  • 'Venus' (AGM 1968 ; LRD 1281, 3952) ; aussi connu que 'King George'. Rose pâle veiné de rose.
  • 'Pink Topaz' (LRD 0730, 2010, 3944). Rose profond avec une tache crème.
  • 'Pink Diamond' (FCC 1914). Rose coquille pastel.
  • 'Game Chick' (LRD 1013, 4011). Rose argenté avec une tache rose brillant.
Modifications de lrey le 19/11/2005 11:31 :  [Cette modification a été approuvée]
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La floraison est somptueuse : J'ai dit plus haut qu'en 1958 on recensait 32 clones ! Beaucoup sont virtuellement semblables. L'inflorescence n'est pas très dense (9-12 fleurs) mais comme chaque fleur est très grosse, cela donne en définitive une énorme inflorescence.
Les fleurs dégagent un agréable parfum dont l'intensité varie suivant des facteurs pas toujours connus (chaleur, ensoleillement, heures...). Pour la couleur... une chose est sûre, les boutons sont roses ; après, c'est tout le monde des 'Loderi'. Certains 'Loderi' restent rose, d'autres pâlissent jusqu'au blanc pur, d'autres enfin adoptent une infinité de nuances. A noter que contrairement à R. × 'Pink Pearl', il n'y a pas de tendance au bleuissement de la fleur quand elle vieillit.
Pour chacun des clones (la liste n’est pas exhaustive !), je tâche de citer les distinctions obtenues (First Class Certificate, FCC ; Award of Garden Merit, AGM ; Award of Merit, AM) et leur emplacement à Leonardslee (chaque jardin a un code : ARD, Arduaine ; BM, Benmore ; LL, Loth Lorien ; TR, Tremeer ; LRD, Leonardslee etc.).
    Blanc :
  • 'King George' (AM 1968, FCC 1970 ; LRD 0918, 0958, 1508) ; le plus connu. Boutons roses, s’épanouissant blanc pur avec des marques vertes dans la gorge.
  • 'Patience' (LRD 1926, 3901, 3949). Blanc pur avec une tâche cramoisie.
  • 'White Diamond' (LRD 0984, 3937). Blanc ivoire avec une tache rose profond.
  • 'Princess Marina' (R. 'Loderi King George' × R. 'Loderi Sir Edmund' – AM 1948 ; LRD 1536, 1641, 3945, 4444). Rose très pâle s’acheminant jusqu’au blanc avec des traces rosées sur l’extérieur des pétales.
  • Rose :
  • 'Sir Edmund' (AM 1930 ; LRD 3930, 4012, 9189). Rose blush cireux. Sir Joseph Hooker (AM 1973 ; LRD 0229, 0915, 1962, 3946). Rose coquille profond veiné de rose plus foncé.
  • 'Venus' (AGM 1968 ; LRD 1281, 3952) ; aussi connu que 'King George'. Rose pâle veiné de rose.
  • 'Pink Topaz' (LRD 0730, 2010, 3944). Rose profond avec une tache crème.
  • 'Pink Diamond' (FCC 1914). Rose coquille pastel.
  • 'Game Chick' (LRD 1013, 4011). Rose argenté avec une tache rose brillant.
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La floraison est somptueuse : J'ai dit plus haut qu'en 1958 on recensait 32 clones ! Beaucoup sont virtuellement semblables. L'inflorescence n'est pas très dense (9-12 fleurs) mais comme chaque fleur est très grosse, cela donne en définitive une énorme inflorescence.
Les fleurs dégagent un agréable parfum dont l'intensité varie suivant des facteurs pas toujours connus (chaleur, ensoleillement, heures...). Pour la couleur... une chose est sûre, les boutons sont roses ; après, c'est tout le monde des 'Loderi'. Certains 'Loderi' restent rose, d'autres pâlissent jusqu'au blanc pur, d'autres enfin adoptent une infinité de nuances. A noter que contrairement à R. × 'Pink Pearl', il n'y a pas de tendance au bleuissement de la fleur quand elle vieillit.
Pour chacun des clones (la liste n’est pas exhaustive !), je tâche de citer les distinctions obtenues (First Class Certificate, FCC ; Award of Garden Merit, AGM ; Award of Merit, AM) et leur emplacement à Leonardslee (chaque jardin a un code : ARD, Arduaine ; BM, Benmore ; LL, Loth Lorien ; TR, Tremeer ; LRD, Leonardslee etc.).
Blanc :
  • 'King George' (AM 1968, FCC 1970 ; LRD 0918, 0958, 1508) ; le plus connu. Boutons roses, s’épanouissant blanc pur avec des marques vertes dans la gorge.
  • 'Patience' (LRD 1926, 3901, 3949). Blanc pur avec une tâche cramoisie.
  • 'White Diamond' (LRD 0984, 3937). Blanc ivoire avec une tache rose profond.
  • 'Princess Marina' (R. 'Loderi King George' × R. 'Loderi Sir Edmund' – AM 1948 ; LRD 1536, 1641, 3945, 4444). Rose très pâle s’acheminant jusqu’au blanc avec des traces rosées sur l’extérieur des pétales.

Rose :
  • 'Sir Edmund' (AM 1930 ; LRD 3930, 4012, 9189). Rose blush cireux. Sir Joseph Hooker (AM 1973 ; LRD 0229, 0915, 1962, 3946). Rose coquille profond veiné de rose plus foncé.
  • 'Venus' (AGM 1968 ; LRD 1281, 3952) ; aussi connu que 'King George'. Rose pâle veiné de rose.
  • 'Pink Topaz' (LRD 0730, 2010, 3944). Rose profond avec une tache crème.
  • 'Pink Diamond' (FCC 1914). Rose coquille pastel.
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Floraison somptueuse : J'ai dit plus haut qu'en 1958 on recensait 32 clones ! Beaucoup sont virtuellement semblables. L'inflorescence n'est pas très dense (9-12 fleurs) mais comme chaque fleur est très grosse cela donne en définitive une énorme inflorescence. Les fleurs dégagent un agréable parfum dont l'intensité varie suivant des facteurs pas toujours connus (chaleur, ensoleillement, heures...). Pour la couleur... une chose est sûre, les boutons sont roses ; après, c'est tout le monde des Loderi. Certains Loderi restent rose, d'autres pâlissent jusqu'au blanc pur, d'autres enfin adoptent une infinité de nuances. A noter que contrairement à R. X 'Pink Pearl', il n'y a pas de tendance au bleuissement de la fleur quand elle vieillit. Pour chacun des clones (la liste n’est pas exhaustive !), je tâche de citer les distinctions obtenues (First Class Certificate, FCC ; Award of Garden Merit, AGM ; Award of Merit, AM) et leur emplacement à Leonardslee (chaque jardin a un code : ARD, Arduaine ; BM, Benmore ; LL, Loth Lorien ; TR, Tremeer ; LRD, Leonardslee etc.). Blanc : King George (AM 1968, FCC 1970 ; LRD 0918, 0958, 1508) ; le plus connu. Boutons roses, s’épanouissant blanc pur avec des marques vertes dans la gorge. Patience (LRD 1926, 3901, 3949). Blanc pur avec une tache cramoisie. White Diamond (LRD 0984, 3937). Blanc ivoire avec une tache rose profond. Princess Marina (Loderi King George X Loderi Sir Edmund – AM 1948 ; LRD 1536, 1641, 3945, 4444). Rose très pâle s’acheminant jusqu’au blanc avec des traces rosées sur l’extérieur des pétales. Rose : Sir Edmund (AM 1930 ; LRD 3930, 4012, 9189). Rose blush cireux. Sir Joseph Hooker (AM 1973 ; LRD 0229, 0915, 1962, 3946). Rose coquille profond veiné de rose plus foncé. Venus (AGM 1968 ; LRD 1281, 3952) ; aussi connu que King George. Rose pâle veiné de rose. Pink Topaz (LRD 0730, 2010, 3944). Rose profond avec une tache crème. Pink Diamond (FCC 1914). Rose coquille pastel. Game Chick (LRD 1013, 4011). Rose argenté avec une tache rose brillant.
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La floraison est somptueuse : J'ai dit plus haut qu'en 1958 on recensait 32 clones ! Beaucoup sont virtuellement semblables. L'inflorescence n'est pas très dense (9-12 fleurs) mais comme chaque fleur est très grosse, cela donne en définitive une énorme inflorescence.
Les fleurs dégagent un agréable parfum dont l'intensité varie suivant des facteurs pas toujours connus (chaleur, ensoleillement, heures...). Pour la couleur... une chose est sûre, les boutons sont roses ; après, c'est tout le monde des 'Loderi'. Certains 'Loderi' restent rose, d'autres pâlissent jusqu'au blanc pur, d'autres enfin adoptent une infinité de nuances. A noter que contrairement à R. × 'Pink Pearl', il n'y a pas de tendance au bleuissement de la fleur quand elle vieillit.
Pour chacun des clones (la liste n’est pas exhaustive !), je tâche de citer les distinctions obtenues (First Class Certificate, FCC ; Award of Garden Merit, AGM ; Award of Merit, AM) et leur emplacement à Leonardslee (chaque jardin a un code : ARD, Arduaine ; BM, Benmore ; LL, Loth Lorien ; TR, Tremeer ; LRD, Leonardslee etc.).
    Blanc :
  • 'King George' (AM 1968, FCC 1970 ; LRD 0918, 0958, 1508) ; le plus connu. Boutons roses, s’épanouissant blanc pur avec des marques vertes dans la gorge.
  • 'Patience' (LRD 1926, 3901, 3949). Blanc pur avec une tâche cramoisie.
  • 'White Diamond' (LRD 0984, 3937). Blanc ivoire avec une tache rose profond.
  • 'Princess Marina' (R. 'Loderi King George' × R. 'Loderi Sir Edmund' – AM 1948 ; LRD 1536, 1641, 3945, 4444). Rose très pâle s’acheminant jusqu’au blanc avec des traces rosées sur l’extérieur des pétales.
  • Rose :
  • 'Sir Edmund' (AM 1930 ; LRD 3930, 4012, 9189). Rose blush cireux. Sir Joseph Hooker (AM 1973 ; LRD 0229, 0915, 1962, 3946). Rose coquille profond veiné de rose plus foncé.
  • 'Venus' (AGM 1968 ; LRD 1281, 3952) ; aussi connu que 'King George'. Rose pâle veiné de rose.
  • 'Pink Topaz' (LRD 0730, 2010, 3944). Rose profond avec une tache crème.
  • 'Pink Diamond' (FCC 1914). Rose coquille pastel.
  • 'Game Chick' (LRD 1013, 4011). Rose argenté avec une tache rose brillant.
Modifications de lrey le 19/11/2005 11:22 :  [Cette modification a été approuvée]
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Rhododendron Loderi g. (Sir Edmund Loder, Leonardslee – 1901) (Griffithianum X Fortunei) R. Fortunei : Chekiang 1855 Robert Fortune, nommé par Lindley R. Griffthianum : Aucklandii 1849-51 Sir Joseph Hooker Description – introduction Histoire : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces. A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. X Broughtonii (arboreum X maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons. Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. X Sir Charles Lemon, a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées. Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. X George Hardy est un de ces hybrides (Griffithianum X Catawbiense ou ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux. A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser George Hardy et Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900 vous le connaissez tous : c’est Pink Pearl. Pendant ce temps dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune. Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna une forme exceptionnelle de R. Fortunei qu'il croisa avec une forme exceptionnelle de R. Griffithianum qui poussait en serre à South Lodge. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron Loderi g. A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 ! En raccourci, les R. Loderi cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont : Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ; L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ; Le feuillage de R. Fortunei ; Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ; Le parfum des 2 parents. Ils sont exceptionnels et la comparaison avec Pink Pearl révèle la profonde modification de la société anglaise : Pink Pearl est rattaché à l’époque Victorienne, les Loderi ouvrent l’époque Edwardienne. On doit noter que R. X Loderi 'Sir Joseph Hooker' (tiens encore lui !) a été croisé avec R. Yakushimanum pour donner R. X 'Seven Star'. Pour un hybride de "Yak" il est plutôt grand. A l'ouverture, ses fleurs rondes sont couleur "apple blossom" : un très beau "Yak".
description_generale
Rhododendron 'Loderi' (Sir Edmund Loder, Leonardslee – 1901) est un croisement de R. Griffithianum × R. Fortunei. (R. Fortunei : Chekiang 1855 Robert Fortune, nommé par Lindley et R. Griffthianum : Aucklandii 1849-51 Sir Joseph Hooker)
Ce sont des arbustes ou des petits arbres au port arborescent, à l'écorce desquamante, et aux inflorescences roses à blanches parfumées.
divers_commentaire
En conclusion : Si vous n'avez qu'un seul rhodo à planter, c'est un Loderi.
divers_commentaire
Histoire : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces. A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. X Broughtonii (arboreum X maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons. Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. X Sir Charles Lemon, a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées. Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. X George Hardy est un de ces hybrides (Griffithianum X Catawbiense ou ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux. A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser George Hardy et Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900 vous le connaissez tous : c’est Pink Pearl. Pendant ce temps dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune. Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna une forme exceptionnelle de R. Fortunei qu'il croisa avec une forme exceptionnelle de R. Griffithianum qui poussait en serre à South Lodge. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron Loderi g. A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 ! En raccourci, les R. Loderi cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont : Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ; L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ; Le feuillage de R. Fortunei ; Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ; Le parfum des 2 parents. Ils sont exceptionnels et la comparaison avec Pink Pearl révèle la profonde modification de la société anglaise : Pink Pearl est rattaché à l’époque Victorienne, les Loderi ouvrent l’époque Edwardienne. On doit noter que R. X Loderi 'Sir Joseph Hooker' (tiens encore lui !) a été croisé avec R. Yakushimanum pour donner R. X 'Seven Star'. Pour un hybride de "Yak" il est plutôt grand. A l'ouverture, ses fleurs rondes sont couleur "apple blossom" : un très beau "Yak". En conclusion : Si vous n'avez qu'un seul rhodo à planter, c'est un Loderi.
feuillage_commentaire
Feuillage caractéristique : Feuilles vert clair, tirant sur l’émeraude ; pétiole marron ; parfois tendance à pendre. A signaler : comme R. Fortunei et d’autres membres de la Sous-section Fortunea, les pousses de l’année ont tendance à sortir en même temps que la floraison.
feuillage_commentaire
Les feuilles de 'Loderi' sont de couleur vert-clair, tirant sur l’émeraude ; le pétiole est marron. Les feuilles ont parfois tendance à pendre.
A signaler : comme R. Fortunei et d’autres membres de la Sous-section Fortunea, les pousses de l’année ont tendance à sortir en même temps que la floraison.
temperature_defoliation
0.0
temperature_defoliation
-10.0
Modifications de lorelei le 18/11/2005 16:47 :  [Cette modification a été approuvée]
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Rhododendron Loderi g. (Sir Edmund Loder, Leonardslee – 1901) (Griffithianum X Fortunei) R. Fortunei : Chekiang 1855 Robert Fortune, nommé par Lindley R. Griffthianum : Aucklandii 1849-51 Sir Joseph Hooker Description – introduction Histoire : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces. A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. X Broughtonii (arboreum X maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons. Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. X Sir Charles Lemon, a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées. Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. X George Hardy est un de ces hybrides (Griffithianum X Catawbiense ou ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux. A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser George Hardy et Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900 vous le connaissez tous : c’est Pink Pearl. Pendant ce temps dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune. Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna 2 formes exceptionnelles de R. Griffithianum et R. Fortunei. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron Loderi g. A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 ! En raccourci, les R. Loderi cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont : Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ; L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ; Le feuillage de R. Fortunei ; Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ; Le parfum des 2 parents. Ils sont exceptionnels et la comparaison avec Pink Pearl révèle la profonde modification de la société anglaise : Pink Pearl est rattaché à l’époque Victorienne, les Loderi ouvrent l’époque Edwardienne. On doit noter que R. X Loderi 'Sir Joseph Hooker' (tiens encore lui !) a été croisé avec R. Yakushimanum pour donner R. X 'Seven Star'. Pour un hybride de "Yak" il est plutôt grand. A l'ouverture, ses fleurs rondes sont couleur "apple blossom" : un très beau "Yak".
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Rhododendron Loderi g. (Sir Edmund Loder, Leonardslee – 1901) (Griffithianum X Fortunei) R. Fortunei : Chekiang 1855 Robert Fortune, nommé par Lindley R. Griffthianum : Aucklandii 1849-51 Sir Joseph Hooker Description – introduction Histoire : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces. A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. X Broughtonii (arboreum X maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons. Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. X Sir Charles Lemon, a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées. Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. X George Hardy est un de ces hybrides (Griffithianum X Catawbiense ou ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux. A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser George Hardy et Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900 vous le connaissez tous : c’est Pink Pearl. Pendant ce temps dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune. Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna une forme exceptionnelle de R. Fortunei qu'il croisa avec une forme exceptionnelle de R. Griffithianum qui poussait en serre à South Lodge. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron Loderi g. A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 ! En raccourci, les R. Loderi cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont : Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ; L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ; Le feuillage de R. Fortunei ; Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ; Le parfum des 2 parents. Ils sont exceptionnels et la comparaison avec Pink Pearl révèle la profonde modification de la société anglaise : Pink Pearl est rattaché à l’époque Victorienne, les Loderi ouvrent l’époque Edwardienne. On doit noter que R. X Loderi 'Sir Joseph Hooker' (tiens encore lui !) a été croisé avec R. Yakushimanum pour donner R. X 'Seven Star'. Pour un hybride de "Yak" il est plutôt grand. A l'ouverture, ses fleurs rondes sont couleur "apple blossom" : un très beau "Yak".
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Floraison somptueuse : J'ai dit plus haut qu'en 1958 on recensait 32 clones ! Beaucoup sont virtuellement semblables. L'inflorescence n'est pas très dense (9-12 fleurs) mais comme chaque fleur est très grosse cela donne en définitive une énorme inflorescence. Ls fleurs dégagent un agréable parfum dont l'intensité varie suivant des facteurs pas toujours connus (chaleur, ensoleillement, heures...). Pour la couleur... une chose est sûre, les boutons sont roses ; après, c'est tout le monde des Loderi. Certains Loderi restent rose, d'autres pâlissent jusqu'au blanc pur, d'autres enfin adoptent une infinité de nuances. A noter que contrairement à R. X 'Pink Pearl', il n'y a pas de tendance au bleuissement de la fleur quand elle vieillit.
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Floraison somptueuse : J'ai dit plus haut qu'en 1958 on recensait 32 clones ! Beaucoup sont virtuellement semblables. L'inflorescence n'est pas très dense (9-12 fleurs) mais comme chaque fleur est très grosse cela donne en définitive une énorme inflorescence. Les fleurs dégagent un agréable parfum dont l'intensité varie suivant des facteurs pas toujours connus (chaleur, ensoleillement, heures...). Pour la couleur... une chose est sûre, les boutons sont roses ; après, c'est tout le monde des Loderi. Certains Loderi restent rose, d'autres pâlissent jusqu'au blanc pur, d'autres enfin adoptent une infinité de nuances. A noter que contrairement à R. X 'Pink Pearl', il n'y a pas de tendance au bleuissement de la fleur quand elle vieillit. Pour chacun des clones (la liste n’est pas exhaustive !), je tâche de citer les distinctions obtenues (First Class Certificate, FCC ; Award of Garden Merit, AGM ; Award of Merit, AM) et leur emplacement à Leonardslee (chaque jardin a un code : ARD, Arduaine ; BM, Benmore ; LL, Loth Lorien ; TR, Tremeer ; LRD, Leonardslee etc.). Blanc : King George (AM 1968, FCC 1970 ; LRD 0918, 0958, 1508) ; le plus connu. Boutons roses, s’épanouissant blanc pur avec des marques vertes dans la gorge. Patience (LRD 1926, 3901, 3949). Blanc pur avec une tache cramoisie. White Diamond (LRD 0984, 3937). Blanc ivoire avec une tache rose profond. Princess Marina (Loderi King George X Loderi Sir Edmund – AM 1948 ; LRD 1536, 1641, 3945, 4444). Rose très pâle s’acheminant jusqu’au blanc avec des traces rosées sur l’extérieur des pétales. Rose : Sir Edmund (AM 1930 ; LRD 3930, 4012, 9189). Rose blush cireux. Sir Joseph Hooker (AM 1973 ; LRD 0229, 0915, 1962, 3946). Rose coquille profond veiné de rose plus foncé. Venus (AGM 1968 ; LRD 1281, 3952) ; aussi connu que King George. Rose pâle veiné de rose. Pink Topaz (LRD 0730, 2010, 3944). Rose profond avec une tache crème. Pink Diamond (FCC 1914). Rose coquille pastel. Game Chick (LRD 1013, 4011). Rose argenté avec une tache rose brillant.
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Floraison somptueuse : J'ai dit plus haut qu'en 1958 on recensait 32 clones ! Beaucoup sont virtuellement semblables. L'inflorescence n'est pas très dense (9-12 fleurs) mais comme chaque fleur est très grosse cela donne en définitive une énorme inflorescence. Ls fleurs dégagent un agréable parfum dont l'intensité varie suivant des facteurs pas toujours connus (chaleur, ensoleillement, heures...). Pour la couleur... une chose est sûre, les boutons sont roses ; après, c'est tout le monde des Loderi. Certains Loderi restent rose, d'autres pâlissent jusqu'au blanc pur, d'autres enfin adoptent une infinité de nuances.
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Floraison somptueuse : J'ai dit plus haut qu'en 1958 on recensait 32 clones ! Beaucoup sont virtuellement semblables. L'inflorescence n'est pas très dense (9-12 fleurs) mais comme chaque fleur est très grosse cela donne en définitive une énorme inflorescence. Ls fleurs dégagent un agréable parfum dont l'intensité varie suivant des facteurs pas toujours connus (chaleur, ensoleillement, heures...). Pour la couleur... une chose est sûre, les boutons sont roses ; après, c'est tout le monde des Loderi. Certains Loderi restent rose, d'autres pâlissent jusqu'au blanc pur, d'autres enfin adoptent une infinité de nuances. A noter que contrairement à R. X 'Pink Pearl', il n'y a pas de tendance au bleuissement de la fleur quand elle vieillit.
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Rhododendron Loderi g. (Sir Edmund Loder, Leonardslee – 1901) (Griffithianum X Fortunei) R. Fortunei : Chekiang 1855 Robert Fortune, nommé par Lindley R. Griffthianum : Aucklandii 1849-51 Sir Joseph Hooker Description – introduction Histoire : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces. A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. X Broughtonii (arboreum X maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons. Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. X Sir Charles Lemon, a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées. Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. X George Hardy est un de ces hybrides (Griffithianum X Catawbiense ou ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux. A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser George Hardy et Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900 vous le connaissez tous : c’est Pink Pearl. Pendant ce temps dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune. Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna 2 formes exceptionnelles de R. Griffithianum et R. Fortunei. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron Loderi g. A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 ! En raccourci, les R. Loderi cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont : Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ; L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ; Le feuillage de R. Fortunei ; Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ; Le parfum des 2 parents. Ils sont exceptionnels et la comparaison avec Pink Pearl révèle la profonde modification de la société anglaise : Pink Pearl est rattaché à l’époque Victorienne, les Loderi ouvrent l’époque Edwardienne.
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Rhododendron Loderi g. (Sir Edmund Loder, Leonardslee – 1901) (Griffithianum X Fortunei) R. Fortunei : Chekiang 1855 Robert Fortune, nommé par Lindley R. Griffthianum : Aucklandii 1849-51 Sir Joseph Hooker Description – introduction Histoire : Nous avons vu à l’occasion de la fiche de R. arboreum qu’au début du XIXème siècle on connaissait R. ponticum (naturalisé depuis longtemps), R. caucasicum, R. Catawbiense et R. maximum, tous appartenant à la Sous-section Pontica et parfaitement rustiques et acclimatés. Il existait déjà des hybrides de ces espèces. A partir de 1825 on croisa donc le peu rustique R. arboreum avec ces 4 espèces et leurs hybrides. Certains de ces hybrides existent encore et je pense en particulier à R. X Broughtonii (arboreum X maximum) qu’on rencontre dans les parcs des manoirs bretons. Sir Joseph Hooker, que j’ai mentionné dans la fiche de R. X Sir Charles Lemon, a découvert, au cours de son périple au Sikkim et dans l’Assam entre 1849 et 1851, 36 espèces majeures. Ici nous allons nous intéresser à l’une d’entre elles, R. Griffithianum. C’est un rhododendron de la Sous-section Fortunea, avec un port arborescent (6 à 7 m), un tronc magnifique qui desquame comme un platane. Ses feuilles, assez grandes (30 cm), n’ont rien de particulier, mais ses fleurs ont attiré l’attention des hybrideurs. Les inflorescences sont lâches mais les fleurs sont les plus grandes du genre. Elles sont blanches ou roses avec un large pavillon (15 cm) et sont parfumées. Mais R. Griffithianum est gélif, pire encore que R. arboreum. On a donc entrepris de le croiser avec des espèces résistantes. R. X George Hardy est un de ces hybrides (Griffithianum X Catawbiense ou ponticum). Vous vous demandez peut-être pourquoi ces digressions ? Tout simplement pour mettre en parallèle deux hybrides fameux. A la fin du XIXème siècle, John Waterer décida de croiser George Hardy et Broughtonii. La plante reçu une première récompense en 1897 avant d’obtenir la plus haute distinction (FCC) en 1900. Ce rhodo de 1900 vous le connaissez tous : c’est Pink Pearl. Pendant ce temps dans le sud et le sud-ouest de l’Angleterre d’autres passionnés de rhododendrons vont entreprendre une démarche différente. Ils avaient remarqué que tous ces hybrides avaient la même parenté et de fait se ressemblaient tous, avec les mêmes inflorescences coniques, les mêmes fleurs aux 5 lobes étoilés, les mêmes feuillages ternes. Ils ont donc décidé partir d’une feuille blanche et de croiser R. Griffithianum avec des espèces himalayennes collectées soit par Sir Joseph Hooker, soit par Robert Fortune. Ce dernier avait découvert dans l’est de la Chine (Chekiang) en 1855 un rhododendron arborescent (6-7 m) aux magnifiques feuilles vertes tirant sur l’émeraude, avec un pétiole marron. La plante, parfaitement rustique, portait des inflorescences parfumées, mauve ou rose. En l’honneur de son découvreur, Lindley l’avait baptisé Rhododendron Fortunei (Sous-section Fortunea). Dans son jardin de Leonardslee, Edmund Loder sélectionna 2 formes exceptionnelles de R. Griffithianum et R. Fortunei. Le résultat qu’il obtint en 1901 fut baptisé Rhododendron Loderi g. A partir du grex, des quantités de clones ont été sélectionnés. Le registre officiel des rhododendrons de la RHS en répertoriait plus de 32 en 1958 ! En raccourci, les R. Loderi cumulent les meilleurs qualités de leurs parents. Ils ont : Le port arborescent des 2 parents (7 m à Leonardslee) ; L’écorce desquamante de R. Griffithianum dans des tons de rose et cannelle ; Le feuillage de R. Fortunei ; Les inflorescences et les fleurs de R. Griffithianum, dans des dégradés de rose au blanc ; Le parfum des 2 parents. Ils sont exceptionnels et la comparaison avec Pink Pearl révèle la profonde modification de la société anglaise : Pink Pearl est rattaché à l’époque Victorienne, les Loderi ouvrent l’époque Edwardienne. On doit noter que R. X Loderi 'Sir Joseph Hooker' (tiens encore lui !) a été croisé avec R. Yakushimanum pour donner R. X 'Seven Star'. Pour un hybride de "Yak" il est plutôt grand. A l'ouverture, ses fleurs rondes sont couleur "apple blossom" : un très beau "Yak".
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En conclusion :
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En conclusion : Si vous n'avez qu'un seul rhodo à planter, c'est un Loderi.
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Floraison somptueuse :
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Floraison somptueuse : J'ai dit plus haut qu'en 1958 on recensait 32 clones ! Beaucoup sont virtuellement semblables. L'inflorescence n'est pas très dense (9-12 fleurs) mais comme chaque fleur est très grosse cela donne en définitive une énorme inflorescence. Ls fleurs dégagent un agréable parfum dont l'intensité varie suivant des facteurs pas toujours connus (chaleur, ensoleillement, heures...). Pour la couleur... une chose est sûre, les boutons sont roses ; après, c'est tout le monde des Loderi. Certains Loderi restent rose, d'autres pâlissent jusqu'au blanc pur, d'autres enfin adoptent une infinité de nuances.
multiplication_commentaire
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Multiplication : Habituellement les Loderi sont greffés. Vérifier que la plante que vous achetez n'est pas greffée sur R. ponticum.
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greffe

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